Une roue de loterie comporte 20 secteurs identiques numérotés de 1 à 20. On note $X$ le numéro obtenu.
a. Les 20 issues sont équiprobables : $X$ suit la loi uniforme sur $\{1\,;\dots;20\}$, avec $P(X = k) = \frac{1}{20}$.
b. Les multiples de 5 sont 5, 10, 15, 20 : 4 issues favorables sur 20.
$Y$ suit la loi de Bernoulli de paramètre $p = \frac{4}{20} = 0{,}2$.
Une usine produit des ampoules dont 5 % sont défectueuses. On prélève un lot de 20 ampoules ; la production est assez importante pour assimiler ce prélèvement à des tirages avec remise. $X$ désigne le nombre d'ampoules défectueuses du lot.
a. On vérifie les conditions du schéma de Bernoulli.
On répète 20 fois, de façon identique et indépendante (tirages avec remise), une épreuve à deux issues : « défectueuse » (succès, $p = 0{,}05$) ou non. Donc $X\sim\mathcal{B}(20\,;0{,}05)$.
b. Formule de la loi binomiale, avec $\binom{20}{0} = 1$ et $\binom{20}{1} = 20$.
c. « Au moins 2 » est le contraire de « au plus 1 ».
Environ un lot sur quatre est refusé.
d. $E(X) = np$.
En moyenne, un lot contient une ampoule défectueuse. 💡 Le critère de refus (2 ou plus) rejette donc beaucoup de lots « normaux » : il est peut-être trop sévère.
Lors d'une campagne de prospection, chaque appel téléphonique aboutit à une vente avec une probabilité de 0,1, indépendamment des autres appels.
a. Le nombre de ventes suit $\mathcal{B}(10\,;0{,}1)$. On passe par l'événement contraire « aucune vente ».
b. Avec $n$ appels : $1 - 0{,}9^n\geqslant 0{,}99 \iff 0{,}9^n\leqslant 0{,}01$. On applique $\ln$ puis on divise par $\ln 0{,}9 < 0$.
Il faut passer 44 appels.
c. $E(X) = np$ avec $n = 44$.
🚨 Piège : l'inégalité change de sens car $\ln 0{,}9 < 0$.
Un joueur soupçonne une pièce d'être truquée. Il la lance 100 fois et obtient 62 fois « pile ».
a. $n = 100\geqslant 30$, $np = 50\geqslant 5$, $n(1-p) = 50\geqslant 5$ : les conditions sont remplies.
b. On compare la fréquence observée $f = \frac{62}{100} = 0{,}62$ à l'intervalle.
$0{,}62\notin I_F$ : on rejette l'hypothèse « la pièce est équilibrée » au risque de 5 %. La pièce est probablement truquée.
c. $f = 0{,}57\in I_F$.
On ne peut pas rejeter l'hypothèse : l'écart à 0,5 peut s'expliquer par la fluctuation d'échantillonnage. ⚠ Cela ne prouve pas que la pièce est équilibrée ; on manque simplement d'éléments pour conclure le contraire.
Avant un second tour d'élection, un sondage réalisé auprès de 1 500 électeurs choisis au hasard donne 52 % d'intentions de vote pour le candidat A.
a. Conditions : $n = 1500\geqslant 30$, $nf = 780\geqslant 5$, $n(1-f) = 720\geqslant 5$. On calcule $\frac{1}{\sqrt{1500}}\approx 0{,}0258$.
b. On regarde si l'intervalle est entièrement au-dessus de 0,5.
Non : l'intervalle contient des valeurs inférieures à 0,5. Le sondage ne permet pas de prédire la victoire de A ; on dit que les candidats sont « dans la marge d'erreur ».
c. L'amplitude de l'intervalle est $\frac{2}{\sqrt n}$.
💡 Pour diviser l'amplitude par 2, il faut multiplier la taille de l'échantillon par 4 : la précision coûte cher.
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