On compare les salaires mensuels nets dans deux pays A et B.
| $D_1$ | Médiane | $D_9$ | |
|---|---|---|---|
| Pays A | 1 100 € | 1 900 € | 3 800 € |
| Pays B | 800 € | 2 000 € | 4 400 € |
a. On traduit chaque indicateur en phrase.
Dans le pays A, 10 % des salariés gagnent moins de 1 100 € ; la moitié gagne moins de 1 900 € ; 10 % gagnent plus de 3 800 €.
b. On calcule $\dfrac{D_9}{D_1}$.
Le pays B est le plus inégalitaire (selon cet indicateur) : les 10 % les mieux payés y gagnent au moins 5,5 fois plus que les 10 % les moins bien payés.
c. Ces rapports séparent le « haut » et le « bas » de la distribution.
Dans le pays B, c'est surtout le bas de la distribution qui est décroché ($Me/D_1 = 2{,}5$ contre 1,73) : les plus modestes sont loin de la médiane. ⚠ Le rapport interdécile ignore ce qui se passe au-dessus de $D_9$ (les très hauts revenus).
La répartition du patrimoine dans une ville, par quintiles (tranches de 20 % de la population, des plus modestes aux plus aisés), est la suivante :
| Quintile | 1er | 2e | 3e | 4e | 5e |
|---|---|---|---|---|---|
| Part du patrimoine total | 4 % | 9 % | 14 % | 22 % | 51 % |
a. On additionne les parts au fur et à mesure.
| $x$ | 0 | 0,2 | 0,4 | 0,6 | 0,8 | 1 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| $y$ | 0 | 0,04 | 0,13 | 0,27 | 0,49 | 1 |
Points : $(0\,;0)$, $(0{,}2\,;0{,}04)$, $(0{,}4\,;0{,}13)$, $(0{,}6\,;0{,}27)$, $(0{,}8\,;0{,}49)$, $(1\,;1)$.
b. On lit les parts cumulées.
Les 40 % les plus modestes détiennent 13 % du patrimoine ; les 20 % les plus aisés en détiennent $1 - 0{,}49 = $ 51 %.
c. Chaque trapèze a pour largeur $0{,}2$ et pour aire $0{,}2\times\dfrac{y_k + y_{k+1}}{2}$.
💡 Un indice de 0,43 traduit une concentration assez forte, typique du patrimoine (toujours plus inégalitaire que les revenus).
On modélise la répartition des revenus d'un pays par la fonction $L(x) = x^2$ sur $[0\,;1]$.
a. On vérifie les quatre conditions.
b. $L(x)$ est la part du revenu perçue par la fraction $x$ la plus modeste.
Les 50 % les plus modestes perçoivent 25 % du revenu ; les 10 % les plus riches en perçoivent 19 %.
c. On applique $G = 1 - 2\int_0^1 L$.
Pour tout entier $n\geqslant 2$, on considère $L_n(x) = x^n$ sur $[0\,;1]$ (on admet que ce sont des fonctions de Lorenz).
a. Une primitive de $x^n$ est $\frac{x^{n+1}}{n+1}$.
b. Forme $\frac{\infty}{\infty}$ : on factorise par $n$.
Quand $n$ grandit, la courbe de Lorenz s'écrase vers l'axe des abscisses : la quasi-totalité du revenu est concentrée chez une infime minorité. On tend vers l'inégalité maximale.
c. On résout $\dfrac{n-1}{n+1} > 0{,}5$ (avec $n + 1 > 0$).
L'indice dépasse 0,5 à partir de $n = 4$ ($G_4 = \frac35 = 0{,}6$).
d. On calcule $L_4(0{,}5)$.
Seulement 6,25 % du revenu pour la moitié la plus modeste de la population.
On considère la fonction $L$ définie sur $[0\,;1]$ par $L(x) = \dfrac{\mathrm{e}^{x} - 1}{\mathrm{e} - 1}$.
a. On calcule les valeurs, puis les dérivées première et seconde.
$L' > 0$ : $L$ est croissante ; $L'' > 0$ : $L$ est convexe.
b. Une fonction convexe est située en dessous de ses cordes. La corde joignant $(0\,;0)$ et $(1\,;1)$ est la droite $y = x$.
Donc $L(x)\leqslant x$ sur $[0\,;1]$. Avec la continuité et les valeurs aux bornes, $L$ est bien une fonction de Lorenz.
c. Une primitive de $\mathrm{e}^x - 1$ est $\mathrm{e}^x - x$.
d. On compare les indices.
$0{,}164 < 0{,}333$ : la répartition modélisée par $L$ est nettement moins inégalitaire. Graphiquement, sa courbe est plus proche de la droite d'égalité (par exemple $L(0{,}5)\approx 0{,}38$ contre $0{,}25$).
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