Déterminer la limite de chacune des suites suivantes.
a. Forme $\frac{\infty}{\infty}$ : on factorise par le terme dominant $n^2$.
b. On utilise la limite de $q^n$ avec $q = 0{,}6\in\,]-1\,;1[$.
c. Forme $\infty - \infty$ : on factorise par $3^n$, le terme qui « grossit le plus vite ».
d. $\sin n$ n'a pas de limite, mais il est encadré : $-1\leqslant \sin n\leqslant 1$. On utilise les gendarmes.
Les deux suites qui encadrent tendent vers $1$, donc $\lim d_n = 1$.
Soit $(u_n)$ la suite définie pour tout entier $n$ par $u_n = \dfrac{n}{n+1}$.
a. On remplace $n$ par sa valeur.
b. On réduit au même dénominateur $(n+1)(n+2)$.
Ce quotient est strictement positif : la suite $(u_n)$ est strictement croissante.
c. Le numérateur est strictement inférieur au dénominateur positif.
$n < n+1$ et $n+1 > 0$, donc $u_n = \dfrac{n}{n+1} < 1$. La suite est croissante et majorée par 1 : d'après le théorème de convergence monotone, elle converge.
d. On factorise par $n$ pour lever la forme $\frac{\infty}{\infty}$.
⚠ Le théorème de convergence monotone donne l'existence de la limite, pas sa valeur : ici elle vaut $1$, mais un majorant n'est pas forcément la limite.
Le 1er janvier 2025, Léa place 5 000 € sur un livret rémunéré à 2 % par an. Chaque 31 décembre, après le versement des intérêts, elle ajoute 1 200 €. On note $u_n$ le capital au 1er janvier $2025+n$ ; $u_0 = 5000$.
a. Ajouter 2 % revient à multiplier par $1{,}02$, puis on ajoute le versement.
b. Le point fixe vérifie $\ell = 1{,}02\ell + 1200$, soit $\ell = -60\,000$ : d'où $v_n = u_n - \ell = u_n + 60\,000$. On vérifie :
$(v_n)$ est géométrique de raison $1{,}02$ et de premier terme $v_0 = 5000 + 60\,000 = 65\,000$.
c. $v_n = 65\,000\times 1{,}02^n$, puis $u_n = v_n - 60\,000$. L'année 2035 correspond à $n = 10$.
✔ Ordre de grandeur : Léa a versé $5000 + 10\times 1200 = 17\,000$ € ; les intérêts représentent environ 2 235 €, cohérent avec un taux de 2 %.
d. Ici la raison $1{,}02 > 1$ donc $\lim 1{,}02^n = +\infty$.
$\lim u_n = +\infty$ : le capital croît sans limite. 💡 Le point fixe négatif n'a pas de sens concret, c'est seulement un outil de calcul.
Un patient reçoit une dose de 2 mg d'un médicament toutes les 12 heures. Entre deux prises, l'organisme élimine 30 % de la quantité présente. On note $u_n$ la quantité (en mg) présente juste après la $(n+1)$e prise ; $u_0 = 2$.
a. Il reste 70 % de la quantité, puis on ajoute la nouvelle dose.
b. On résout $\ell = 0{,}7\ell + 2$ puis on utilise la formule $u_n = \ell + (u_0 - \ell)a^n$.
c. $-1 < 0{,}7 < 1$ donc $\lim 0{,}7^n = 0$.
$\lim u_n = \dfrac{20}{3}\approx 6{,}67$ mg : la quantité se stabilise, c'est le plateau thérapeutique.
d. On cherche le plus petit $n$ tel que $u_n > 6{,}5$, soit $\dfrac{14}{3}\times 0{,}7^n < \dfrac16$, c'est-à-dire $0{,}7^n < \dfrac{1}{28}\approx 0{,}0357$.
Donc $n = 10$ : c'est juste après la 11e prise ($u_{10}\approx 6{,}53$ mg), soit 5 jours après le début du traitement.
⚠ Attention au décalage d'indice : $u_n$ correspond à la $(n+1)$e prise.
En 1798, Malthus affirme qu'une population croît de façon géométrique alors que les ressources croissent de façon arithmétique. Dans un pays, on modélise :
où $n$ est le nombre de décennies après 1800.
a. On reconnaît les formes explicites des suites de référence.
$(P_n)$ est géométrique de raison $1{,}04 > 1$ et de premier terme $50 > 0$ : $\lim P_n = +\infty$.
$(R_n)$ est arithmétique de raison $3 > 0$ : $\lim R_n = +\infty$.
b. On remplace $n$ par $10$.
En 1900, $R_{10} > P_{10}$ : les ressources suffisent encore.
c. On compare les termes au tableau de valeurs.
| $n$ | 20 | 25 | 26 |
|---|---|---|---|
| $P_n$ | 109,6 | 133,3 | 138,6 |
| $R_n$ | 120 | 135 | 138 |
La population dépasse les ressources à partir de $n = 26$, soit vers 2060 dans ce modèle.
d. $\dfrac{R_n}{P_n}$ représente le nombre de rations par habitant.
Elle tend vers $0$ : une croissance géométrique finit toujours par l'emporter sur une croissance arithmétique, et la ration par personne s'effondre. 💡 C'est la « catastrophe malthusienne » — démentie historiquement par les progrès agricoles, qui ont rendu la croissance des ressources bien plus rapide qu'arithmétique.
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