Thème 1Calculer numériquement et algébriquement

Rappel — identités remarquables

\((a+b)^2 = a^2+2ab+b^2\)  ·  \((a-b)^2 = a^2-2ab+b^2\)  ·  \((a-b)(a+b) = a^2-b^2\)

Pour \(a\geqslant 0\) et \(b\geqslant 0\) : \(\sqrt{a}\times\sqrt{b}=\sqrt{ab}\) et \(\sqrt{\dfrac{a}{b}}=\dfrac{\sqrt a}{\sqrt b}\) (avec \(b>0\)).

1.1Compléter les égalités données

a. \((x+5)^2 = x^2+\ldots+\ldots\)
b. \((x+\ldots)^2 = \ldots+8x+\ldots\)
c. \(4x^2-12x+9 = (\ldots-3)^2\)
d. \(x^2-9 = (\ldots+\ldots)(\ldots-\ldots)\)

a. On développe avec \((a+b)^2=a^2+2ab+b^2\) : \((x+5)^2 = x^2+10x+25\).

b. Le double produit vaut \(8x=2\times x\times 4\), donc \((x+4)^2 = x^2+8x+16\).

c. \(4x^2=(2x)^2\), \(9=3^2\) et \(2\times 2x\times 3 = 12x\) : \(4x^2-12x+9 = (2x-3)^2\).

d. Différence de deux carrés : \(x^2-9 = (x+3)(x-3)\).

1.2Compléter les égalités données

a. \(\left(x+\dfrac{3}{2}\right)^2 = x^2+\ldots+\ldots\)
b. \((x+\ldots)^2 = \ldots+7x+\ldots\)
c. \(x^2+4x+5 = (\ldots+2)^2+\ldots\)
d. \((x-1)^2-9 = (\ldots+\ldots)(\ldots-\ldots)\)

a. \(2\times x\times\dfrac32 = 3x\) et \(\left(\dfrac32\right)^2=\dfrac94\) : \(\left(x+\dfrac{3}{2}\right)^2 = x^2+3x+\dfrac{9}{4}\).

b. Il faut \(2\times x\times a = 7x\), donc \(a=\dfrac72\) : \(\left(x+\dfrac{7}{2}\right)^2 = x^2+7x+\dfrac{49}{4}\).

c. \((x+2)^2 = x^2+4x+4\), il manque donc \(1\) : \(x^2+4x+5 = (x+2)^2+1\).

d. Avec \(a=x-1\) et \(b=3\) : \(a^2-b^2=(a+b)(a-b)\), soit \(\big((x-1)+3\big)\big((x-1)-3\big)\), c'est-à-dire \((x-1)^2-9 = (x+2)(x-4)\).

1.3Factoriser chacune des expressions suivantes

\(A = 6x^2-5x\)
\(B = x^3-5x^2+7x\)
\(C = x^2-36\)
\(D = 9x^2-25\)
\(E = 9x-18\)
\(F = (-2x+1)^2-4\)
\(G = (x-2)^2-49\)
\(H = 7-(x+1)^2\)
\(I = 16x^2-24x+9\)
\(J = (3x+1)^2-(x-7)^2\)

Facteur commun

\(A = 6x^2-5x = \) \(x(6x-5)\)

\(B = x^3-5x^2+7x = \) \(x(x^2-5x+7)\)  (le trinôme ne se factorise pas en Seconde)

\(E = 9x-18 = \) \(9(x-2)\)

Différence de deux carrés

\(C = x^2-6^2 = \) \((x-6)(x+6)\)

\(D = (3x)^2-5^2 = \) \((3x-5)(3x+5)\)

\(F = (-2x+1)^2-2^2 = (-2x+1-2)(-2x+1+2) = (-2x-1)(-2x+3) = \) \((2x+1)(2x-3)\)

\(G = (x-2)^2-7^2 = (x-2-7)(x-2+7) = \) \((x-9)(x+5)\)

\(H = (\sqrt7)^2-(x+1)^2 = \) \((\sqrt7-x-1)(\sqrt7+x+1)\)

\(J = \big((3x+1)-(x-7)\big)\big((3x+1)+(x-7)\big) = (2x+8)(4x-6) = \) \(4(x+4)(2x-3)\)

Carré parfait

\(I = (4x)^2-2\times 4x\times 3+3^2 = \) \((4x-3)^2\)

2.1Simplifier au maximum l'écriture des nombres

\(A = \sqrt{169}\)
\(B = \sqrt{900}\)
\(C = \sqrt{324}\)
\(D = \sqrt{10^6}\)

\(A = \sqrt{13^2} = \) \(13\)

\(B = \sqrt{9\times 100} = 3\times 10 = \) \(30\)

\(C = \sqrt{4\times 81} = 2\times 9 = \) \(18\)

\(D = \sqrt{10^6} = \sqrt{(10^3)^2} = \) \(1000\)

2.2Écrire sous la forme \(a\sqrt b\)

avec \(a\in\mathbb{Q}\) et \(b\in\mathbb{N}\), les fractions étant irréductibles.

\(E = \sqrt{12}\)
\(F = \sqrt{72}\)
\(G = \sqrt{44}\)
\(H = \sqrt{\dfrac{12}{49}}\)

On isole le plus grand carré parfait contenu dans le radicande.

\(E = \sqrt{4\times 3} = \) \(2\sqrt3\)

\(F = \sqrt{36\times 2} = \) \(6\sqrt2\)

\(G = \sqrt{4\times 11} = \) \(2\sqrt{11}\)

\(H = \dfrac{\sqrt{12}}{\sqrt{49}} = \dfrac{2\sqrt3}{7} = \) \(\dfrac{2}{7}\sqrt3\)

2.3Simplifier les écritures fractionnaires suivantes

\(I = \dfrac{-12+\sqrt{36}}{6}\)
\(J = \dfrac{6-\sqrt{27}}{3}\)
\(K = \dfrac{2+\sqrt{12}}{2}\)

\(I = \dfrac{-12+6}{6} = \dfrac{-6}{6} = \) \(-1\)

\(J = \dfrac{6-3\sqrt3}{3} = \dfrac{3(2-\sqrt3)}{3} = \) \(2-\sqrt3\)

\(K = \dfrac{2+2\sqrt3}{2} = \dfrac{2(1+\sqrt3)}{2} = \) \(1+\sqrt3\)

Attention : on ne peut simplifier que par un facteur commun à tout le numérateur — d'où la mise en facteur préalable.

Thème 2Résoudre des équations et des inéquations

1.1Résoudre en indiquant d'abord le type d'équation

n°1 : premier degré  ·  n°2 : équation produit nul  ·  n°3 : équation carré isolé  ·  n°4 : équation quotient.

a. \((2x+3)(x-5)=0\)
b. \(x^2-5=0\)
c. \(-2(3-2x)-(2x+6)=0\)
d. \(9-x^2=25\)
e. \((2x-9)(4-5x)=0\)
f. \(\dfrac{3x+5}{x-9}=0\)
g. \(3(1-4x)=6\)
h. \(\dfrac{x^2-4}{x}=0\)

a. Type n°2 (produit nul). \((2x+3)(x-5)=0 \iff 2x+3=0\) ou \(x-5=0\). \(S=\left\{-\dfrac32\;;\;5\right\}\)

b. Type n°3 (carré isolé). \(x^2-5=0 \iff x^2=5\), et \(5>0\) : \(S=\left\{-\sqrt5\;;\;\sqrt5\right\}\)

c. Type n°1. \(-2(3-2x)-(2x+6)=0 \iff -6+4x-2x-6=0 \iff 2x-12=0 \iff x=6\). \(S=\{6\}\)

d. Type n°3. \(9-x^2=25 \iff -x^2=16 \iff x^2=-16\). Un carré n'est jamais négatif : \(S=\varnothing\)

e. Type n°2. \(2x-9=0 \iff x=\dfrac92\)  ou  \(4-5x=0 \iff x=\dfrac45\). \(S=\left\{\dfrac45\;;\;\dfrac92\right\}\)

f. Type n°4. Valeur interdite : \(x\neq 9\). Un quotient est nul si et seulement si son numérateur l'est : \(3x+5=0 \iff x=-\dfrac53\), qui est bien différent de \(9\). \(S=\left\{-\dfrac53\right\}\)

g. Type n°1. \(3(1-4x)=6 \iff 1-4x=2 \iff -4x=1 \iff x=-\dfrac14\). \(S=\left\{-\dfrac14\right\}\)

h. Type n°4. Valeur interdite : \(x\neq 0\). Puis \(x^2-4=0 \iff x^2=4\), soit \(x=-2\) ou \(x=2\), tous deux non nuls. \(S=\{-2\;;\;2\}\)

2.1Compléter les tableaux de signes suivants

x−∞+∞
x − 50
x−∞+∞
−2x + 60
x−∞+∞
x + 10
−x + 70
(x+1)(−x+7)00

\(x-5=0 \iff x=5\) ; le coefficient de \(x\) est \(1>0\) donc l'expression est négative avant la racine.

x−∞5+∞
x − 50+

\(-2x+6=0 \iff x=3\) ; le coefficient de \(x\) est \(-2<0\) donc l'expression est positive avant la racine.

x−∞3+∞
−2x + 6+0

\(x+1=0 \iff x=-1\) et \(-x+7=0 \iff x=7\). On applique ensuite la règle des signes ligne par ligne.

x−∞−17+∞
x + 10++
−x + 7++0
(x+1)(−x+7)0+0

2.2Résoudre dans \(\mathbb{R}\) à l'aide d'un tableau de signes

(a) \((x+2)(x-8)>0\)
(b) \((2x-3)(x+4)\leqslant 0\)

(a) \((x+2)(x-8)>0\)

Racines : \(x=-2\) et \(x=8\).

x−∞−28+∞
x + 20++
x − 80+
produit+00+

L'inégalité est stricte, les bornes sont donc exclues : \(S=\left]-\infty\,;\,-2\right[\;\cup\;\left]8\,;\,+\infty\right[\)

(b) \((2x-3)(x+4)\leqslant 0\)

Racines : \(2x-3=0 \iff x=\dfrac32\) et \(x+4=0 \iff x=-4\).

x−∞−43/2+∞
2x − 30+
x + 40++
produit+00+

L'inégalité est large : les valeurs qui annulent le produit conviennent. \(S=\left[-4\,;\,\dfrac32\right]\)

3Résolutions graphiques d'équations et d'inéquations

On considère la fonction \(f\) dont la courbe représentative \(\mathcal{C}_f\) est donnée ci-dessous.

-4-3-2-112345-2-1120Cf
  1. Donner graphiquement l'ensemble de définition de la fonction \(f\).
  2. Résoudre graphiquement :
    a. \(f(x)=0\)
    b. \(f(x)>0\)
    c. \(f(x)\geqslant -1\)
    d. \(f(x)=-1\)
    e. \(f(x)<1\)
    f. \(f(x)\geqslant -2\)
    g. \(f(x)>1{,}5\)
    h. \(f(x)\geqslant 1{,}5\)

1. La courbe est tracée pour \(x\) allant de \(-3\) à \(4\) : \(\mathcal{D}_f=[-3\,;\,4]\).

Méthode. Pour \(f(x)=k\) on cherche les abscisses des points d'intersection de \(\mathcal{C}_f\) avec la droite horizontale d'équation \(y=k\) ; pour \(f(x)>k\) on lit les abscisses des points de la courbe situés au-dessus de cette droite.

a. La courbe coupe l'axe des abscisses en \(-2\) et en \(1\) : \(S=\{-2\;;\;1\}\)

b. La courbe est au-dessus de l'axe des abscisses : \(S=[-3\,;\,-2[\;\cup\;]1\,;\,4]\)

c. La droite \(y=-1\) coupe la courbe en \(-1\) et en \(0\), et la courbe passe en dessous entre ces deux valeurs : \(S=[-3\,;\,-1]\;\cup\;[0\,;\,4]\)

d. \(S=\{-1\;;\;0\}\)

e. La droite \(y=1\) coupe la courbe en \(-3\), \(2{,}5\) et \(3{,}5\) ; la courbe est strictement en dessous entre \(-3\) et \(2{,}5\), puis après \(3{,}5\) : \(S=\;]-3\,;\,2{,}5[\;\cup\;]3{,}5\,;\,4]\)

f. Le minimum de \(f\) vaut \(-1{,}5\), donc \(f(x)\geqslant -2\) pour toutes les valeurs de l'ensemble de définition : \(S=[-3\,;\,4]\)

g. Le maximum de \(f\) vaut \(1{,}5\) : aucun point de la courbe n'est strictement au-dessus de la droite \(y=1{,}5\). \(S=\varnothing\)

h. Ce maximum est atteint pour la seule valeur \(x=3\) : \(S=\{3\}\)

Les questions g. et h. montrent bien la différence entre \(>\) et \(\geqslant\) : le point de tangence avec la droite \(y=1{,}5\) appartient à la solution seulement dans le second cas.

Thème 3Vecteurs et droites

Rappel

Relation de Chasles : \(\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{BC}=\overrightarrow{AC}\) et \(\overrightarrow{BA}=-\overrightarrow{AB}\).

Coordonnées : si \(A(x_A\,;y_A)\) et \(B(x_B\,;y_B)\), alors \(\overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}x_B-x_A\\y_B-y_A\end{pmatrix}\).

Déterminant : \(\det\left(\vec u,\vec v\right)=xy'-yx'\) pour \(\vec u\begin{pmatrix}x\\y\end{pmatrix}\) et \(\vec v\begin{pmatrix}x'\\y'\end{pmatrix}\). Les vecteurs \(\vec u\) et \(\vec v\) sont colinéaires si et seulement si \(xy'-yx'=0\).

Droite : la droite d'équation cartésienne \(ax+by+c=0\) admet \(\vec u\begin{pmatrix}-b\\a\end{pmatrix}\) pour vecteur directeur.

1.1Utiliser le calcul vectoriel

On considère deux carrés \(ABCD\) et \(DCHG\) de centres respectifs \(E\) et \(F\).

ABCDGHEF
  1. Citer tous les vecteurs égaux à \(\overrightarrow{DF}\).
  2. Citer le vecteur d'extrémité \(C\) égal à \(\overrightarrow{DG}\).
  3. Déterminer \(\overrightarrow{BC}+\overrightarrow{BD}\).

Pour lire la figure, on peut se placer dans le repère où \(B\) est l'origine, \(BC\) l'unité horizontale et \(BA\) l'unité verticale : \(A(0\,;2)\), \(B(0\,;0)\), \(C(2\,;0)\), \(D(2\,;2)\), \(G(4\,;2)\), \(H(4\,;0)\), \(E(1\,;1)\) et \(F(3\,;1)\).

a. \(\overrightarrow{DF}\begin{pmatrix}1\\-1\end{pmatrix}\) : \(F\) est le milieu de \([DH]\), donc \(\overrightarrow{DF}=\dfrac12\overrightarrow{DH}\). Les vecteurs égaux à \(\overrightarrow{DF}\) sont \(\overrightarrow{AE}\), \(\overrightarrow{EC}\) et \(\overrightarrow{FH}\) (ce sont les demi-diagonales de même sens et de même longueur).

b. \(\overrightarrow{DG}\begin{pmatrix}2\\0\end{pmatrix}\). On cherche un point \(X\) tel que \(\overrightarrow{XC}=\overrightarrow{DG}\), c'est-à-dire \(X(0\,;0)\) : c'est \(B\). \(\overrightarrow{BC}=\overrightarrow{DG}\)

c. Règle du parallélogramme : \(\overrightarrow{BC}\begin{pmatrix}2\\0\end{pmatrix}\) et \(\overrightarrow{BD}\begin{pmatrix}2\\2\end{pmatrix}\), donc la somme a pour coordonnées \(\begin{pmatrix}4\\2\end{pmatrix}\), qui sont celles de \(\overrightarrow{BG}\). \(\overrightarrow{BC}+\overrightarrow{BD}=\overrightarrow{BG}\)

On peut aussi rédiger sans coordonnées : \(\overrightarrow{BD}=\overrightarrow{BC}+\overrightarrow{CD}\), donc \(\overrightarrow{BC}+\overrightarrow{BD}=2\overrightarrow{BC}+\overrightarrow{CD} =\overrightarrow{BH}+\overrightarrow{HG}=\overrightarrow{BG}\).

1.2Construire et démontrer

a. Reproduire le triangle \(ABC\) ci-dessous et placer les points \(D\), \(E\) et \(F\) tels que :

\(\overrightarrow{AD}=3\overrightarrow{AB}\)   ;   \(\overrightarrow{AE}=\dfrac32\overrightarrow{AC}\)   ;   \(\overrightarrow{AF}=-\overrightarrow{AB}+2\overrightarrow{AC}\)

-2-112345678-3-2-112345670ABC
  1. Montrer que \(\overrightarrow{DE}=\dfrac32\overrightarrow{AC}-3\overrightarrow{AB}\).
  2. Montrer que \(\overrightarrow{FE}=\overrightarrow{AB}-\dfrac12\overrightarrow{AC}\).
  3. Montrer que les vecteurs \(\overrightarrow{DE}\) et \(\overrightarrow{FE}\) sont colinéaires. Que peut-on en déduire pour les points \(D\), \(E\) et \(F\) ?

a. Construction

\(D\) est sur la demi-droite \([AB)\) avec \(AD=3AB\) ; \(E\) est sur \([AC)\) avec \(AE=1{,}5\,AC\) ; \(F\) s'obtient en reportant \(-\overrightarrow{AB}\) puis \(2\overrightarrow{AC}\) à partir de \(A\).

-2-112345678-3-2-112345670ABCDEF

b.

Avec la relation de Chasles : \(\overrightarrow{DE}=\overrightarrow{DA}+\overrightarrow{AE} =-\overrightarrow{AD}+\overrightarrow{AE} =-3\overrightarrow{AB}+\dfrac32\overrightarrow{AC}\), donc \(\overrightarrow{DE}=\dfrac32\overrightarrow{AC}-3\overrightarrow{AB}\).

c.

\(\overrightarrow{FE}=\overrightarrow{FA}+\overrightarrow{AE} =-\left(-\overrightarrow{AB}+2\overrightarrow{AC}\right)+\dfrac32\overrightarrow{AC} =\overrightarrow{AB}-2\overrightarrow{AC}+\dfrac32\overrightarrow{AC}\), donc \(\overrightarrow{FE}=\overrightarrow{AB}-\dfrac12\overrightarrow{AC}\).

d.

\(-3\,\overrightarrow{FE}=-3\overrightarrow{AB}+\dfrac32\overrightarrow{AC}=\overrightarrow{DE}\).

Il existe donc un réel \(k=-3\) tel que \(\overrightarrow{DE}=k\,\overrightarrow{FE}\) : les vecteurs \(\overrightarrow{DE}\) et \(\overrightarrow{FE}\) sont colinéaires. Comme ils ont le point \(E\) en commun, les points \(D\), \(E\) et \(F\) sont alignés.

1.3Utiliser la relation de Chasles

1. Simplifier les écritures suivantes.

a. \(\vec u=\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{BC}+\overrightarrow{CA}\)
b. \(\vec v=\overrightarrow{AB}-\overrightarrow{AC}+\overrightarrow{BC}-\overrightarrow{BA}\)
c. \(\vec w=\overrightarrow{MA}-\overrightarrow{MB}-\overrightarrow{AB}\)

2. Démontrer que pour tous points \(O\), \(A\), \(B\) et \(C\) on a \(\overrightarrow{OA}-\overrightarrow{OB}+\overrightarrow{AC}=\overrightarrow{BC}\).

a. \(\vec u=\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{BC}+\overrightarrow{CA} =\overrightarrow{AC}+\overrightarrow{CA}=\overrightarrow{AA}\), donc \(\vec u=\vec 0\).

b. On remplace les opposés : \(-\overrightarrow{AC}=\overrightarrow{CA}\) et \(-\overrightarrow{BA}=\overrightarrow{AB}\). Ainsi \(\vec v=\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{BC}+\overrightarrow{CA}+\overrightarrow{AB} =\vec 0+\overrightarrow{AB}\), donc \(\vec v=\overrightarrow{AB}\).

c. \(-\overrightarrow{MB}=\overrightarrow{BM}\), donc \(\vec w=\overrightarrow{BM}+\overrightarrow{MA}-\overrightarrow{AB} =\overrightarrow{BA}-\overrightarrow{AB}=-2\overrightarrow{AB}\), soit \(\vec w=2\overrightarrow{BA}\).

2. \(\overrightarrow{OA}-\overrightarrow{OB}=\overrightarrow{BO}+\overrightarrow{OA}=\overrightarrow{BA}\).

Donc \(\overrightarrow{OA}-\overrightarrow{OB}+\overrightarrow{AC} =\overrightarrow{BA}+\overrightarrow{AC}=\overrightarrow{BC}\). L'égalité est vraie quels que soient les points \(O\), \(A\), \(B\) et \(C\).

2.1Calculer dans un repère du plan

Dans le repère \((O\,;I\,;J)\) ci-contre, on considère les points \(E(2\,;1)\) et \(D(1\,;4)\).

-2-1123456-3-2-112340ED

1.

  1. Placer le point \(F\) tel que \(\overrightarrow{EF}\begin{pmatrix}4\\1\end{pmatrix}\).
  2. Placer le point \(G\) tel que \(\overrightarrow{EG}\begin{pmatrix}-3\\-4\end{pmatrix}\).
  3. Lire les coordonnées du vecteur \(\overrightarrow{ED}\).

2. On considère le point \(H\) tel que \(\overrightarrow{EH}=\overrightarrow{EF}+\overrightarrow{EG}\).

  1. Placer le point \(H\).
  2. Donner les coordonnées du vecteur \(\overrightarrow{EH}\).

1.a. On part de \(E(2\,;1)\) : \(+4\) en abscisse et \(+1\) en ordonnée donne \(F(6\,;2)\).

1.b. \(-3\) en abscisse et \(-4\) en ordonnée donne \(G(-1\,;-3)\).

1.c. \(\overrightarrow{ED}\begin{pmatrix}1-2\\4-1\end{pmatrix}\), soit \(\overrightarrow{ED}\begin{pmatrix}-1\\3\end{pmatrix}\).

2.b. On additionne les coordonnées : \(\overrightarrow{EH}\begin{pmatrix}4+(-3)\\1+(-4)\end{pmatrix}\), soit \(\overrightarrow{EH}\begin{pmatrix}1\\-3\end{pmatrix}\).

2.a. Donc \(H(3\,;-2)\) : c'est le quatrième sommet du parallélogramme construit sur \(\overrightarrow{EF}\) et \(\overrightarrow{EG}\).

-2-1123456-3-2-112340EDFGH

2.2Nature d'un triangle et d'un quadrilatère

Dans le plan rapporté à un repère orthonormé, on considère les points \(A(-2\,;0)\), \(B(1\,;1)\) et \(C(0\,;4)\).

  1. Calculer les coordonnées des vecteurs \(\overrightarrow{AB}\), \(\overrightarrow{BC}\) et \(\overrightarrow{AC}\).
  2. Quelle est la nature du triangle \(ABC\) ?
  3. Déterminer les coordonnées du point \(D\) tel que \(\overrightarrow{BD}=\overrightarrow{BA}+\overrightarrow{BC}\). Quelle est la nature du quadrilatère \(ABCD\) ?

a. \(\overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}3\\1\end{pmatrix}\), \(\overrightarrow{BC}\begin{pmatrix}-1\\3\end{pmatrix}\), \(\overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}2\\4\end{pmatrix}\).

b. \(AB=\sqrt{3^2+1^2}=\sqrt{10}\) et \(BC=\sqrt{(-1)^2+3^2}=\sqrt{10}\) : le triangle est isocèle en \(B\). De plus \(AC^2=2^2+4^2=20\) et \(AB^2+BC^2=10+10=20\) : d'après la réciproque du théorème de Pythagore, le triangle est rectangle en \(B\). \(ABC\) est un triangle rectangle isocèle en \(B\).

c. \(\overrightarrow{BA}\begin{pmatrix}-3\\-1\end{pmatrix}\) et \(\overrightarrow{BC}\begin{pmatrix}-1\\3\end{pmatrix}\), donc \(\overrightarrow{BD}\begin{pmatrix}-4\\2\end{pmatrix}\) et \(D(1-4\,;1+2)\), soit \(D(-3\,;3)\).

\(\overrightarrow{DC}\begin{pmatrix}0-(-3)\\4-3\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}3\\1\end{pmatrix}=\overrightarrow{AB}\) : \(ABCD\) est donc un parallélogramme. Comme deux côtés consécutifs sont perpendiculaires et de même longueur (question b.), \(ABCD\) est un carré de côté \(\sqrt{10}\).

2.3Utilisation du déterminant

1. Dans chaque cas, dire si les vecteurs \(\vec u\) et \(\vec v\) sont colinéaires et justifier.

a) \(\vec u\begin{pmatrix}3\\4\end{pmatrix}\) et \(\vec v\begin{pmatrix}2\\-1\end{pmatrix}\)
b) \(\vec u\begin{pmatrix}-1\\3\end{pmatrix}\) et \(\vec v\begin{pmatrix}\frac43\\-4\end{pmatrix}\)
c) \(\vec u\begin{pmatrix}\sqrt5-1\\-1\end{pmatrix}\) et \(\vec v\begin{pmatrix}-4\\\sqrt5+1\end{pmatrix}\)

2. Soit \(x\) un réel, \(\vec u\begin{pmatrix}2\\3\end{pmatrix}\) et \(\vec v\begin{pmatrix}1+x\\2x\end{pmatrix}\). Sofia a trouvé un réel \(x\) tel que les vecteurs \(\vec u\) et \(\vec v\) soient colinéaires. A-t-elle raison ? Si oui, quel est ce réel ?

a) \(\det(\vec u,\vec v)=3\times(-1)-4\times 2=-11\neq 0\) : les vecteurs ne sont pas colinéaires.

b) \(\det(\vec u,\vec v)=(-1)\times(-4)-3\times\dfrac43=4-4=0\) : les vecteurs sont colinéaires (on a d'ailleurs \(\vec v=-\dfrac43\,\vec u\)).

c) \(\det(\vec u,\vec v)=(\sqrt5-1)(\sqrt5+1)-(-1)\times(-4)=(5-1)-4=0\) : les vecteurs sont colinéaires.

2. \(\det(\vec u,\vec v)=2\times 2x-3(1+x)=4x-3-3x=x-3\).

Les vecteurs sont colinéaires si et seulement si \(x-3=0 \iff x=3\). Sofia a raison : le seul réel possible est \(x=3\) (on obtient alors \(\vec v\begin{pmatrix}4\\6\end{pmatrix}=2\vec u\)).

3.1Vecteurs directeurs par lecture graphique

On se place dans un repère orthonormé du plan. Déterminer par lecture graphique les coordonnées d'un vecteur directeur de chacune des droites représentées ci-dessous.

-2-112345678-4-3-2-11234560(d₁)(d₂)(d₃)(d₄)

On repère deux points à coordonnées entières sur chaque droite, puis on calcule les coordonnées du vecteur qui les joint (tout vecteur colinéaire non nul convient aussi).

\((d_1)\) passe par \((0\,;3)\) et \((1\,;1)\) : \(\vec{u_1}\begin{pmatrix}1\\-2\end{pmatrix}\)

\((d_2)\) est horizontale : \(\vec{u_2}\begin{pmatrix}1\\0\end{pmatrix}\)

\((d_3)\) passe par \((0\,;1)\) et \((2\,;2)\) : \(\vec{u_3}\begin{pmatrix}2\\1\end{pmatrix}\)

\((d_4)\) passe par \((1\,;-1)\) et \((2\,;2)\) : \(\vec{u_4}\begin{pmatrix}1\\3\end{pmatrix}\)

3.2Vecteurs directeurs bis

Déterminer les coordonnées d'un vecteur directeur de chacune des droites suivantes :

\(d_1 : -x+2y+1=0\)
\(d_2 : 2x-4y+3=0\)
\(d_3 : 2x+y-1=0\)
\(d_4 : -4x+8y+3=0\)

Indiquer si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses en justifiant.

  1. \(d_1\) et \(d_2\) sont parallèles.
  2. \(d_2\) et \(d_4\) sont confondues.
  3. \(d_1\) et \(d_3\) sont sécantes.

Pour \(ax+by+c=0\), un vecteur directeur est \(\vec u\begin{pmatrix}-b\\a\end{pmatrix}\).

\(d_1\) : \(a=-1\), \(b=2\) donc \(\vec{u_1}\begin{pmatrix}-2\\-1\end{pmatrix}\), ou plus simplement \(\begin{pmatrix}2\\1\end{pmatrix}\).

\(d_2\) : \(\vec{u_2}\begin{pmatrix}4\\2\end{pmatrix}\), ou \(\begin{pmatrix}2\\1\end{pmatrix}\).

\(d_3\) : \(\vec{u_3}\begin{pmatrix}-1\\2\end{pmatrix}\).

\(d_4\) : \(\vec{u_4}\begin{pmatrix}-8\\-4\end{pmatrix}\), ou \(\begin{pmatrix}2\\1\end{pmatrix}\).

a. VRAI. \(\vec{u_1}\) et \(\vec{u_2}\) sont colinéaires (\(\det=2\times 1-1\times 2=0\)), donc \(d_1\) et \(d_2\) sont parallèles.

b. FAUX. Ces deux droites ont bien la même direction, mais elles ne sont pas confondues : le point \(\left(0\,;\dfrac34\right)\) appartient à \(d_2\) (car \(-4\times\dfrac34+3=0\)) et pas à \(d_4\), puisque \(-4\times 0+8\times\dfrac34+3=9\neq 0\). Elles sont strictement parallèles.

c. VRAI. \(\det(\vec{u_1},\vec{u_3})=2\times 2-1\times(-1)=5\neq 0\) : les directions sont différentes, donc \(d_1\) et \(d_3\) sont sécantes.

3.3Équations de droites

\(A(-3\,;6)\), \(B(1\,;-2)\) et \(C(2\,;-4)\) sont des points du plan muni d'un repère \((O\,;\vec\imath\,;\vec\jmath)\).

  1. Déterminer une équation de la droite \((AB)\).
  2. En déduire que les points \(A\), \(B\) et \(C\) sont alignés.
  3. \((d)\) est la droite d'équation \(3x+4y-1=0\).
    1. Démontrer que la droite \((d)\) est sécante à \((AB)\).
    2. Calculer les coordonnées du point d'intersection de \((d)\) et \((AB)\).

1. \(\overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}4\\-8\end{pmatrix}\) : l'abscisse est non nulle, la droite n'est pas verticale. Son coefficient directeur est \(m=\dfrac{-8}{4}=-2\), donc \((AB)\) a une équation de la forme \(y=-2x+p\). Comme \(B(1\,;-2)\) lui appartient : \(-2=-2\times 1+p \iff p=0\). \((AB) : y=-2x\), soit \(2x+y=0\).

2. Pour \(C(2\,;-4)\) : \(2\times 2+(-4)=0\). Les coordonnées de \(C\) vérifient l'équation, donc \(C\in(AB)\) : les points \(A\), \(B\) et \(C\) sont alignés.

3.a. Un vecteur directeur de \((AB) : 2x+y=0\) est \(\vec u\begin{pmatrix}-1\\2\end{pmatrix}\) ; un vecteur directeur de \((d) : 3x+4y-1=0\) est \(\vec v\begin{pmatrix}-4\\3\end{pmatrix}\).

\(\det(\vec u,\vec v)=(-1)\times 3-2\times(-4)=-3+8=5\neq 0\) : les droites ne sont pas parallèles, donc elles sont sécantes.

3.b. On résout le système :

\(\begin{cases} y=-2x \\ 3x+4y-1=0 \end{cases} \iff \begin{cases} y=-2x \\ 3x-8x-1=0 \end{cases} \iff \begin{cases} y=-2x \\ -5x=1 \end{cases} \iff \begin{cases} x=-\dfrac15 \\[4pt] y=\dfrac25 \end{cases}\)

Le point d'intersection est \(\left(-\dfrac15\,;\,\dfrac25\right)\).

3.4Droites parallèles

Trouver une équation de la droite \(d\) qui passe par \(A\) et qui est parallèle à la droite \(\Delta\) :

1. \(A(0\,;-1)\) et \(\Delta : y=x+3\)
2. \(A(1\,;2)\) et \(\Delta : 2x+3y-7=0\)

1. Deux droites non verticales sont parallèles lorsqu'elles ont le même coefficient directeur : \(d\) a une équation de la forme \(y=x+p\). Comme \(A(0\,;-1)\in d\) : \(-1=0+p\), d'où \(p=-1\). \(d : y=x-1\)

2. \(d\) a une équation de la forme \(2x+3y+c=0\) (même vecteur directeur \(\begin{pmatrix}-3\\2\end{pmatrix}\)). Comme \(A(1\,;2)\in d\) : \(2\times 1+3\times 2+c=0 \iff 8+c=0 \iff c=-8\). \(d : 2x+3y-8=0\)

3.5Résolution de systèmes

Résoudre chaque système linéaire d'équations, puis interpréter graphiquement le résultat obtenu.

a. \(\begin{cases} y=4x-5 \\ y=-3x+2 \end{cases}\)
b. \(\begin{cases} 3x+4y=5 \\ 6x+2y=1 \end{cases}\)
c. \(\begin{cases} x-\dfrac13 y=3 \\[4pt] -3x+y=1 \end{cases}\)

a. Par substitution

\(4x-5=-3x+2 \iff 7x=7 \iff x=1\), puis \(y=4\times 1-5=-1\).

\(S=\{(1\,;-1)\}\) : les deux droites sont sécantes au point \((1\,;-1)\).

b. Par combinaison

On multiplie la première ligne par \(2\) : \(6x+8y=10\). En lui retranchant la seconde ligne : \(6y=9\), donc \(y=\dfrac32\).

Puis \(3x+4\times\dfrac32=5 \iff 3x=-1 \iff x=-\dfrac13\).

\(S=\left\{\left(-\dfrac13\,;\,\dfrac32\right)\right\}\) : droites sécantes.

c.

\(x-\dfrac13 y=3 \iff 3x-y=9 \iff y=3x-9\)  et  \(-3x+y=1 \iff y=3x+1\).

Les deux droites ont le même coefficient directeur \(3\) mais des ordonnées à l'origine différentes : il n'existe aucun couple solution. \(S=\varnothing\) : les droites sont strictement parallèles.

Thème 4Fonctions de référence

Rappel — les quatre fonctions de référence

Fonction carré \(x\mapsto x^2\)

-3-2-1123-1123450

Définie sur \(]-\infty\,;+\infty[\), paire, courbe : une parabole. Décroissante sur \(]-\infty\,;0]\), croissante sur \([0\,;+\infty[\). Toujours positive, nulle en \(0\).

Fonction racine carrée \(x\mapsto\sqrt x\)

123456-11230

Définie sur \([0\,;+\infty[\), croissante sur cet intervalle. Toujours positive, nulle en \(0\).

Fonction cube \(x\mapsto x^3\)

-2-112-4-3-2-112340

Définie sur \(]-\infty\,;+\infty[\), impaire, croissante sur \(\mathbb{R}\). Du signe de \(x\).

Fonction inverse \(x\mapsto\dfrac1x\)

-4-3-2-11234-4-3-2-112340

Définie sur \(]-\infty\,;0[\,\cup\,]0\,;+\infty[\), impaire, courbe : une hyperbole. Décroissante sur \(]-\infty\,;0[\) et décroissante sur \(]0\,;+\infty[\). Du signe de \(x\).

Conséquences pour comparer des nombres :

  • Si \(0\leqslant a<b\), alors \(a^2<b^2\) ; si \(a<b\leqslant 0\), alors \(a^2>b^2\).
  • Pour \(a\) et \(b\) dans \([0\,;+\infty[\) : \(\sqrt a<\sqrt b \iff a<b\).
  • Pour tous réels \(a\) et \(b\) : \(a^3<b^3 \iff a<b\).
  • Pour \(a\) et \(b\) de même signe : \(a<b \iff \dfrac1a>\dfrac1b\).

1.1Comparaisons de nombres

1. Comparer lorsque c'est possible, sans calculatrice, et en justifiant :

a) \(1{,}54^2\) et \(2{,}08^2\)
b) \((-0{,}96)^2\) et \((-0{,}8)^2\)
c) \(0{,}2^2\) et \((-0{,}3)^2\)

2. a) À l'aide de la courbe de la fonction carré, donner un encadrement de \(x^2\) pour tout réel \(x\) tel que \(2\leqslant x\leqslant 4\). Comment peut-on justifier ce résultat ?

b) En suivant la même démarche, donner un encadrement de \(x^2\) :

  1. pour tout réel \(x\) tel que \(-3\leqslant x\leqslant -0{,}5\) ;
  2. pour tout réel \(x\) tel que \(-3\leqslant x\leqslant 2\).

1.a) \(0\leqslant 1{,}54<2{,}08\) et la fonction carré est croissante sur \([0\,;+\infty[\), donc \(1{,}54^2<2{,}08^2\).

1.b) \(-0{,}96<-0{,}8\leqslant 0\) et la fonction carré est décroissante sur \(]-\infty\,;0]\), donc \((-0{,}96)^2>(-0{,}8)^2\).

1.c) Les deux nombres n'ont pas le même signe : on utilise \((-0{,}3)^2=0{,}3^2\). Comme \(0\leqslant 0{,}2<0{,}3\), on obtient \(0{,}2^2<(-0{,}3)^2\).

2.a) Sur \([2\,;4]\subset[0\,;+\infty[\) la fonction carré est croissante, elle conserve donc l'ordre : \(4\leqslant x^2\leqslant 16\).

2.b) i) Sur \([-3\,;-0{,}5]\subset\,]-\infty\,;0]\) la fonction carré est décroissante, elle change donc l'ordre : \(x^2\) est compris entre \((-0{,}5)^2\) et \((-3)^2\), soit \(0{,}25\leqslant x^2\leqslant 9\).

ii) L'intervalle \([-3\,;2]\) contient \(0\) : la fonction n'y est pas monotone. Le minimum est atteint en \(0\) et vaut \(0\) ; le maximum est atteint en \(-3\) (car \(9>4\)) : \(0\leqslant x^2\leqslant 9\).

Sur un intervalle contenant \(0\), on ne peut pas se contenter de mettre au carré les bornes.

1.2Comparaison d'inverses et de racines carrées

1. Dire à quel ensemble appartient \(\dfrac1x\) dans les trois cas suivants :

a. \(\dfrac25<x<\dfrac54\)
b. \(-\dfrac34\leqslant x<-\dfrac12\)
c. \(-2<x<1\)

2. Dans chacun des cas suivants, donner le meilleur encadrement possible de \(\sqrt x\) en justifiant :

a. \(0\leqslant x\leqslant 4\)
b. \(9\leqslant x\leqslant 25\)
c. \(0{,}25\leqslant x\leqslant 6{,}25\)
d. \(\dfrac{1}{100}\leqslant x\leqslant 1\)

1.a. Tous les nombres de l'intervalle sont strictement positifs et la fonction inverse est décroissante sur \(]0\,;+\infty[\) : elle change l'ordre. Comme \(\dfrac{1}{2/5}=\dfrac52\) et \(\dfrac{1}{5/4}=\dfrac45\), on obtient \(\dfrac45<\dfrac1x<\dfrac52\), c'est-à-dire \(\dfrac1x\in\left]\dfrac45\,;\dfrac52\right[\).

1.b. Ici \(x<0\) et la fonction inverse est décroissante sur \(]-\infty\,;0[\). Avec \(\dfrac{1}{-3/4}=-\dfrac43\) et \(\dfrac{1}{-1/2}=-2\) : \(-2<\dfrac1x\leqslant-\dfrac43\), c'est-à-dire \(\dfrac1x\in\left]-2\,;-\dfrac43\right]\) (l'inégalité large reste du côté de \(-\dfrac34\)).

1.c. L'intervalle contient \(0\), où \(\dfrac1x\) n'est pas définie : aucun encadrement n'est possible. Pour \(-2<x<0\) on a \(\dfrac1x<-\dfrac12\) et pour \(0<x<1\) on a \(\dfrac1x>1\). \(\dfrac1x\in\left]-\infty\,;-\dfrac12\right[\;\cup\;]1\,;+\infty[\)

2. La fonction racine carrée est croissante sur \([0\,;+\infty[\) : elle conserve l'ordre, il suffit donc de prendre la racine carrée des bornes.

a. \(0\leqslant\sqrt x\leqslant 2\)  ·  b. \(3\leqslant\sqrt x\leqslant 5\)

c. \(\sqrt{0{,}25}=0{,}5\) et \(\sqrt{6{,}25}=2{,}5\) : \(0{,}5\leqslant\sqrt x\leqslant 2{,}5\)

d. \(\sqrt{\dfrac{1}{100}}=\dfrac{1}{10}\) : \(0{,}1\leqslant\sqrt x\leqslant 1\)

Thème 5Géométrie dans le plan

Rappel — milieu et distance

Milieu \(M\) du segment \([AB]\) (repère quelconque) : \(M\left(\dfrac{x_A+x_B}{2}\,;\,\dfrac{y_A+y_B}{2}\right)\).

Distance entre deux points (repère orthonormé) : \(AB=\sqrt{(x_B-x_A)^2+(y_B-y_A)^2}\).

2.1Avec des distances

1. Dans un repère orthonormé \((O,I,J)\) d'unité 1 cm, les coordonnées des points \(R\), \(S\), \(T\) sont \(R(-2\,;2)\), \(S(3\,;3)\) et \(T(4\,;-2)\).

  1. Tracer la figure.
  2. Le triangle \(RST\) est-il rectangle ? Détailler les calculs et justifier.

2. Dans un repère orthonormé \((O,I,J)\) d'unité 1 cm, les coordonnées des points \(A\), \(B\), \(C\), \(D\) sont \(A(-2\,;2)\), \(B(3\,;1)\), \(C(-2\,;-3)\), \(D(-6\,;-2)\).

  1. Tracer la figure.
  2. Le quadrilatère \(ABCD\) est-il un parallélogramme ? Détailler les calculs et justifier (deux calculs suffisent pour répondre).

1.b. On calcule les carrés des longueurs (plus commode que les longueurs elles-mêmes) :

\(RS^2=(3-(-2))^2+(3-2)^2=25+1=26\)  ;  \(ST^2=(4-3)^2+(-2-3)^2=1+25=26\)  ;  \(RT^2=(4-(-2))^2+(-2-2)^2=36+16=52\).

Le plus grand côté est \([RT]\) et \(RS^2+ST^2=26+26=52=RT^2\). D'après la réciproque du théorème de Pythagore, le triangle \(RST\) est rectangle en \(S\) (et même isocèle, car \(RS=ST=\sqrt{26}\)).

2.2. \(ABCD\) est un parallélogramme si et seulement si \(\overrightarrow{AB}=\overrightarrow{DC}\).

\(\overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}5\\-1\end{pmatrix}\)  et  \(\overrightarrow{DC}\begin{pmatrix}-2-(-6)\\-3-(-2)\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}4\\-1\end{pmatrix}\).

Ces deux vecteurs sont différents (les abscisses ne sont pas égales), donc \(ABCD\) n'est pas un parallélogramme.

On pouvait aussi comparer les milieux des diagonales : milieu de \([AC]\) : \((-2\,;-0{,}5)\), milieu de \([BD]\) : \((-1{,}5\,;-0{,}5)\). Ils sont distincts, ce qui conclut de la même façon.

2.2Milieu d'un segment

1. Dans un repère \((O,I,J)\), les coordonnées des points \(A\) et \(B\) sont \(A(5\,;1)\) et \(B(-1\,;3)\).

  1. Tracer la figure.
  2. Calculer les coordonnées du point \(K\), milieu du segment \([AB]\).
  3. Vérifier sur la figure.

2. Le plan est muni d'un repère \((O,I,J)\). On fera une figure complète.

  1. Placer les points \(A(-3\,;3)\), \(B\left(0\,;\dfrac52\right)\), \(C(1\,;-1)\) et \(D\left(-2\,;-\dfrac12\right)\).
  2. Démontrer que les segments \([AC]\) et \([BD]\) ont le même milieu.
  3. Quelle est la nature du quadrilatère \(ABCD\) ?
  4. Calculer les coordonnées du symétrique \(E\) du point \(A\) par rapport au point \(C\).

1.b. \(K\left(\dfrac{5+(-1)}{2}\,;\,\dfrac{1+3}{2}\right)\), donc \(K(2\,;2)\).

2.2. Milieu de \([AC]\) : \(\left(\dfrac{-3+1}{2}\,;\,\dfrac{3+(-1)}{2}\right)=(-1\,;1)\).

Milieu de \([BD]\) : \(\left(\dfrac{0+(-2)}{2}\,;\,\dfrac{\frac52+\left(-\frac12\right)}{2}\right)=(-1\,;1)\).

Les segments \([AC]\) et \([BD]\) ont bien le même milieu \((-1\,;1)\).

2.3. Les diagonales du quadrilatère \(ABCD\) se coupent en leur milieu : \(ABCD\) est un parallélogramme. Ses diagonales n'ont ni la même longueur (\(AC=\sqrt{32}\) et \(BD=\sqrt{13}\)) ni des directions perpendiculaires : ce n'est ni un rectangle, ni un losange.

2.4. \(E\) est le symétrique de \(A\) par rapport à \(C\) signifie que \(C\) est le milieu de \([AE]\) : \(\dfrac{x_A+x_E}{2}=x_C\) donne \(x_E=2\times 1-(-3)=5\), et \(y_E=2\times(-1)-3=-5\). \(E(5\,;-5)\)

2.3Problème de synthèse

Le plan est muni d'un repère orthonormal \((O,I,J)\).

1) On considère les points \(A(-2\,;3)\), \(B(4\,;7)\) et \(C(6\,;4)\).

  1. Déterminer la nature du triangle \(ABC\) et donner la valeur exacte de son périmètre et de son aire.
  2. Donner les coordonnées du centre et le rayon du cercle circonscrit à \(ABC\).

2) On donne \(D(3\,;1)\), \(E(-1\,;-3)\) et \(F(2\,;-2)\). Démontrer que le quadrilatère \(ODFE\) est un losange.

3) On donne les points \(P(-3\,;2)\), \(Q(4\,;3)\), \(R(6\,;-3)\) et \(S(-1\,;-4)\). Démontrer que \(PQRS\) est un parallélogramme dont on précisera les coordonnées du point d'intersection de ses diagonales.

1.a. Nature du triangle

\(AB^2=(4+2)^2+(7-3)^2=36+16=52\)  ;  \(BC^2=(6-4)^2+(4-7)^2=4+9=13\)  ;  \(AC^2=(6+2)^2+(4-3)^2=64+1=65\).

\(AB^2+BC^2=52+13=65=AC^2\) : d'après la réciproque du théorème de Pythagore, \(ABC\) est rectangle en \(B\).

Périmètre : \(AB+BC+AC=\sqrt{52}+\sqrt{13}+\sqrt{65}=2\sqrt{13}+\sqrt{13}+\sqrt{65}\), soit \(\mathcal{P}=3\sqrt{13}+\sqrt{65}\) cm.

Aire : les côtés de l'angle droit sont \([BA]\) et \([BC]\), donc \(\mathcal{A}=\dfrac{AB\times BC}{2}=\dfrac{2\sqrt{13}\times\sqrt{13}}{2}=\) \(13\) cm².

1.b. Cercle circonscrit

Le triangle est rectangle en \(B\) : son cercle circonscrit a pour diamètre l'hypoténuse \([AC]\). Le centre \(\Omega\) est donc le milieu de \([AC]\) : \(\Omega\left(2\,;\,\dfrac72\right)\), et le rayon vaut \(r=\dfrac{AC}{2}=\dfrac{\sqrt{65}}{2}\).

2. Le quadrilatère ODFE

\(\overrightarrow{OD}\begin{pmatrix}3\\1\end{pmatrix}\) et \(\overrightarrow{EF}\begin{pmatrix}2-(-1)\\-2-(-3)\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}3\\1\end{pmatrix}\).

\(\overrightarrow{OD}=\overrightarrow{EF}\) donc \(ODFE\) est un parallélogramme.

De plus \(OD=\sqrt{3^2+1^2}=\sqrt{10}\) et \(OE=\sqrt{(-1)^2+(-3)^2}=\sqrt{10}\) : deux côtés consécutifs ont la même longueur. \(ODFE\) est un losange.

3. Le quadrilatère PQRS

\(\overrightarrow{PQ}\begin{pmatrix}7\\1\end{pmatrix}\) et \(\overrightarrow{SR}\begin{pmatrix}6-(-1)\\-3-(-4)\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}7\\1\end{pmatrix}\).

\(\overrightarrow{PQ}=\overrightarrow{SR}\), donc \(PQRS\) est un parallélogramme.

Ses diagonales se coupent en leur milieu commun : milieu de \([PR]\) : \(\left(\dfrac{-3+6}{2}\,;\,\dfrac{2+(-3)}{2}\right)=\left(\dfrac32\,;-\dfrac12\right)\), et l'on retrouve bien le milieu de \([QS]\) : \(\left(\dfrac{4-1}{2}\,;\,\dfrac{3-4}{2}\right)=\left(\dfrac32\,;-\dfrac12\right)\).

Le point d'intersection des diagonales est \(\left(\dfrac32\,;-\dfrac12\right)\).

Thème 6Pourcentages

Rappel

  • Calculer \(p\,\%\) d'une valeur, c'est multiplier cette valeur par \(\dfrac{p}{100}\).
  • Une augmentation de \(p\,\%\) se traduit par une multiplication par \(1+\dfrac{p}{100}\).
  • Une diminution de \(p\,\%\) se traduit par une multiplication par \(1-\dfrac{p}{100}\).
  • Des évolutions successives se traduisent par le produit des coefficients multiplicateurs (et non par la somme des pourcentages).

1.1Compléter les tableaux suivants

Pourcentage d'évolutionCoefficient multiplicateur
+5 %
−15 %
+45 %
−12 %
1,12
0,84
−51 %
1,84
+1,2 %
−0,5 %
Pourcentage d'évolutionCoefficient multiplicateur
+21 %
−24 %
0,45
0,74
1,08
1,84
−0,1 %
+2,12 %
0,69
1,102

On passe du pourcentage \(p\) au coefficient \(k\) par \(k=1+\dfrac{p}{100}\), et réciproquement \(p=(k-1)\times 100\).

PourcentageCoefficient
+5 %1,05
−15 %0,85
+45 %1,45
−12 %0,88
+12 %1,12
−16 %0,84
−51 %0,49
+84 %1,84
+1,2 %1,012
−0,5 %0,995
PourcentageCoefficient
+21 %1,21
−24 %0,76
−55 %0,45
−26 %0,74
+8 %1,08
+84 %1,84
−0,1 %0,999
+2,12 %1,0212
−31 %0,69
+10,2 %1,102

Piège classique : \(0{,}45\) correspond à une baisse de 55 % (et non de 45 %), car \(0{,}45=1-0{,}55\).

1.2Augmentations successives

  1. Le prix d'un article coûtant 120 € a été augmenté de 10 %. Combien coûte cet article ?
  2. Si on l'augmente une seconde fois de 10 %, quel sera le prix de l'article ?
  3. Quel serait le prix après une augmentation unique de 20 % ?

1. \(120\times 1{,}10=\) 132 €.

2. \(132\times 1{,}10=\) 145,20 € (soit \(120\times 1{,}1^2=120\times 1{,}21\)).

3. \(120\times 1{,}20=\) 144 €.

Deux hausses de 10 % ne font pas une hausse de 20 % : le coefficient global est \(1{,}1\times 1{,}1=1{,}21\), soit une hausse de 21 %.

1.3Évolutions et taux global

  1. Un particulier dispose d'une somme de 1200 €. Il augmente les trois quarts de cette somme de 6 % et diminue le reste de 8 %. Indiquer si le capital global a augmenté ou diminué, et de quel pourcentage.
  2. Le prix d'un article augmente de 25 %, puis de 4 %. Quel est le pourcentage global d'augmentation ?
  3. Après une hausse de 5 %, un article coûte 420 €. Quel était son prix initial ?
  4. Le prix d'un article passe de 500 € à 720 €.
    1. Calculer le pourcentage d'augmentation.
    2. Quel pourcentage d'augmentation faudrait-il appliquer deux fois de suite à ce prix pour obtenir une augmentation globale de 44 % ?

1. Les trois quarts de 1200 € font 900 €, le reste 300 €.

\(900\times 1{,}06=954\)  et  \(300\times 0{,}92=276\), d'où un capital final de \(954+276=1230\) €.

Taux d'évolution : \(\dfrac{1230-1200}{1200}=\dfrac{30}{1200}=0{,}025\). Le capital a augmenté de 2,5 %.

2. Coefficient global : \(1{,}25\times 1{,}04=1{,}3\). L'augmentation globale est de 30 %.

3. Si \(x\) est le prix initial, \(x\times 1{,}05=420\), donc \(x=\dfrac{420}{1{,}05}=\) 400 €.

4.a. \(\dfrac{720-500}{500}=\dfrac{220}{500}=0{,}44\). L'augmentation est de 44 %.

4.b. On cherche le coefficient \(k>0\) tel que \(k^2=1{,}44\), soit \(k=\sqrt{1{,}44}=1{,}2\). Il faudrait appliquer deux hausses successives de 20 %.

Thème 7Variations de fonctions

Rappel — définitions

\(f\) est dite croissante sur \(I\) lorsque : pour tous réels \(a\) et \(b\) de \(I\) tels que \(a<b\), on a \(f(a)\leqslant f(b)\).

\(f\) est dite décroissante sur \(I\) lorsque : pour tous réels \(a\) et \(b\) de \(I\) tels que \(a<b\), on a \(f(a)\geqslant f(b)\).

Le tableau de variation d'une fonction \(f\) fait figurer : son ensemble de définition ; une ou plusieurs flèches indiquant si la fonction est strictement croissante ou décroissante et sur quel intervalle ; certaines images aux extrémités des flèches lorsqu'on les connaît.

1.1Lire un tableau de variation

Des erreurs se sont glissées dans les tableaux de variations suivants. Les corriger.

x−453
Variations de f−142
x−31410
Variations de f0−4−15

Premier tableau. Les valeurs de la ligne \(x\) doivent être rangées dans l'ordre croissant, or \(3<5\). Il faut échanger les deux dernières bornes : la fonction croît de \(-1\) à \(4\) sur \([-4\,;3]\), puis décroît de \(4\) à \(2\) sur \([3\,;5]\).

x−435
Variations de f−142

Second tableau. Une flèche croissante ne peut pas relier \(0\) à \(-4\), puisque \(-4<0\). L'image en \(1\) doit être \(4\).

x−31410
Variations de f04−15

1.2Construire / exploiter un tableau de variation

1. Avec la précision permise par le graphique, dresser le tableau de variation complet de la fonction \(h\) représentée graphiquement ci-dessous, sur son ensemble de définition.

-2-11234-4-3-2-1120Ch

2. Voici le tableau de variation d'une fonction \(g\). Dessiner une courbe possible représentant cette fonction \(g\).

x−3−104
Variations de g0−321

1. La courbe est tracée pour \(x\in[-1\,;3]\). Elle monte de \(-2\) à \(1\), redescend jusqu'à \(-3\) puis remonte jusqu'à \(1\).

x−1023
Variations de h−21−31

2. Toute courbe respectant les variations et passant par les points \((-3\,;0)\), \((-1\,;-3)\), \((0\,;2)\) et \((4\,;1)\) convient. En voici une :

-4-3-2-112345-4-3-2-11230Cg

1.3Appliquer une définition

\(f\) est une fonction décroissante sur l'intervalle \([-3\,;5]\). Arthur affirme que \(f(-2)<f(4)\). Qu'en pensez-vous ?

Les réels \(-2\) et \(4\) appartiennent à \([-3\,;5]\) et \(-2<4\).

Comme \(f\) est décroissante sur cet intervalle, elle change l'ordre : \(f(-2)\geqslant f(4)\).

Arthur a donc tort : l'inégalité \(f(-2)<f(4)\) est impossible. Au mieux, si la fonction est constante entre \(-2\) et \(4\), on aurait \(f(-2)=f(4)\).

1.4Vrai ou faux ?

Par lecture du tableau de variation ci-dessous, répondre par vrai ou faux et corriger l'affirmation lorsqu'elle est fausse.

x−3024
Variations de f1−40−3
  1. L'image de \(-3\) par \(f\) est \(4\).
  2. La fonction \(f\) est décroissante sur \([-3\,;0]\).
  3. Le minimum de \(f\) sur \([-3\,;4]\) est \(-3\).
  4. Pour tout nombre \(x\) appartenant à l'intervalle \([0\,;4]\), \(f(x)\leqslant 0\).
  5. La fonction \(f\) est monotone sur \([-3\,;2]\).
  6. L'équation \(f(x)=0\) admet une unique solution.
  7. \(f(-2)\geqslant f(-0{,}75)\)
  8. \(f(1)\leqslant f(2)\)

1. FAUX. Le tableau donne \(f(-3)=1\). C'est \(4\) qui est un antécédent (la borne droite), pas une image.

2. VRAI. La flèche descend de \(1\) à \(-4\) sur \([-3\,;0]\).

3. FAUX. Le minimum est \(-4\), atteint en \(x=0\) ; \(-3\) est la valeur atteinte en \(4\).

4. VRAI. Sur \([0\,;4]\), la fonction monte de \(-4\) à \(0\) puis redescend à \(-3\) : la plus grande valeur atteinte est \(0\), donc \(f(x)\leqslant 0\).

5. FAUX. Sur \([-3\,;2]\), \(f\) est d'abord décroissante puis croissante : elle n'est pas monotone. Elle l'est sur \([-3\,;0]\) et sur \([0\,;2]\).

6. FAUX. Il y a deux solutions : une dans \([-3\,;0]\) (la fonction passe de \(1\) à \(-4\) en décroissant, donc elle s'annule une fois), et \(x=2\) puisque \(f(2)=0\).

7. VRAI. \(-2\) et \(-0{,}75\) appartiennent à \([-3\,;0]\) où \(f\) est décroissante, et \(-2<-0{,}75\), donc \(f(-2)\geqslant f(-0{,}75)\).

8. VRAI. \(1\) et \(2\) appartiennent à \([0\,;2]\) où \(f\) est croissante, et \(1<2\), donc \(f(1)\leqslant f(2)\).

1.5Problème de géométrie

\(RECT\) est un rectangle tel que \(RE=8\) cm et \(EC=6\) cm. Un point \(M\) se déplace de \(E\) vers \(T\) sur les côtés \([EC]\) et \([CT]\) du rectangle. La figure ci-dessous a été réalisée pour une position particulière de \(M\) sur son trajet (elle n'est pas à l'échelle).

RECTM8 cm6 cm

On note \(x\) la distance parcourue par le point \(M\) depuis le point de départ \(E\), et \(f(x)\) la distance \(RM\) lorsque le point \(M\) a parcouru une distance \(x\) depuis \(E\). On définit ainsi une fonction \(f\).

Version 1 (sans aide). Dresser le tableau de variations de la fonction \(f\) sur son ensemble de définition.

Version 2 (avec aide).

  1. Quel est l'ensemble de définition de la fonction \(f\) ?
  2. Que vaut \(f(0)\) ?
  3. Calculer l'image par \(f\) de \(6\).
  4. Dresser le tableau de variation complet de la fonction \(f\).

1. Le point \(M\) parcourt \([EC]\) (6 cm) puis \([CT]\) (8 cm, car \(CT=RE=8\)) : \(\mathcal{D}_f=[0\,;14]\).

2. Pour \(x=0\), \(M\) est confondu avec \(E\), donc \(f(0)=RE=8\) cm.

3. Pour \(x=6\), \(M\) est en \(C\). Le triangle \(REC\) est rectangle en \(E\), donc \(RC^2=RE^2+EC^2=64+36=100\) : \(f(6)=RC=10\) cm.

4. On distingue les deux phases du trajet.

RECTM8 cm6 cmx−614−x

Phase 1 — \(0\leqslant x\leqslant 6\) : \(M\in[EC]\) avec \(EM=x\). Le triangle \(REM\) est rectangle en \(E\), donc \(f(x)=\sqrt{64+x^2}\). Quand \(x\) augmente, \(x^2\) augmente (car \(x\geqslant 0\)) donc \(f\) est croissante, de \(f(0)=8\) à \(f(6)=10\).

Phase 2 — \(6\leqslant x\leqslant 14\) : \(M\in[CT]\) avec \(CM=x-6\), donc \(TM=8-(x-6)=14-x\). Le triangle \(RTM\) est rectangle en \(T\), donc \(f(x)=\sqrt{36+(14-x)^2}\). Quand \(x\) augmente, \(14-x\) diminue en restant positif, donc \(f\) est décroissante, de \(f(6)=10\) à \(f(14)=\sqrt{36}=6\) (le point \(M\) arrive en \(T\)).

x0614
Variations de f8106

Le maximum de \(f\) est donc \(10\) cm, atteint lorsque \(M\) est au sommet \(C\).

Thème 8Probabilités

Rappel — loi de probabilité

Définir une loi de probabilité sur l'univers associé à une expérience aléatoire ayant un nombre fini d'issues, c'est associer à chaque issue \(x_i\) un nombre \(p_i\) compris entre \(0\) et \(1\), tel que la somme des \(p_i\) soit égale à \(1\).

La probabilité d'un événement \(A\) est la somme des probabilités des issues qui le réalisent. Dans une situation d'équiprobabilité : \(P(A)=\dfrac{\text{nombre d'issues qui réalisent }A}{\text{nombre d'issues possibles}}\).

\(P(\varnothing)=0\), \(P(E)=1\) et \(0\leqslant P(A)\leqslant 1\).

Formules : \(P(\overline{A})=1-P(A)\) et \(P(A\cup B)=P(A)+P(B)-P(A\cap B)\).

Si \(A\) et \(B\) sont incompatibles, alors \(P(A\cap B)=0\) et la dernière égalité devient \(P(A\cup B)=P(A)+P(B)\).

2.1Avec un diagramme

Un lycée propose deux options facultatives à ses 300 élèves de seconde : l'option A et l'option B. Chaque élève peut prendre une seule option, les deux options ou ni l'une ni l'autre. 80 élèves ont choisi l'option A, 180 ont choisi l'option B et 20 ont choisi les deux options. On représente la situation à l'aide du diagramme de Venn ci-dessous.

option A : 80option B : 180300 élèves……………………
  1. Déterminer les valeurs manquantes dans ce diagramme en indiquant ce qu'elles signifient.
  2. On choisit au hasard un élève de seconde.
    1. Quelle est la probabilité pour que cet élève ait choisi l'option A ?
    2. Quelle est la probabilité pour que cet élève ait choisi les deux options ?
    3. Quelle est la probabilité pour que cet élève ait choisi au moins une des deux options ?
  3. Calculer \(P(A)+P(B)\). Retrouve-t-on le résultat de la question 2.c ? Expliquer.

1. 20 élèves ont choisi les deux options, donc \(80-20=60\) élèves ont choisi uniquement l'option A et \(180-20=160\) uniquement l'option B. Au total \(60+20+160=240\) élèves ont choisi au moins une option, donc \(300-240=60\) élèves n'en ont choisi aucune.

option A : 80option B : 180300 élèves602016060

2.a. \(P(A)=\dfrac{80}{300}=\) \(\dfrac{4}{15}\approx 0{,}27\)

2.b. \(P(A\cap B)=\dfrac{20}{300}=\) \(\dfrac{1}{15}\approx 0{,}07\)

2.c. « Au moins une des deux options » correspond à \(A\cup B\) : \(P(A\cup B)=\dfrac{240}{300}=\) \(\dfrac45=0{,}8\)

3. \(P(A)+P(B)=\dfrac{80}{300}+\dfrac{180}{300}=\dfrac{260}{300}=\dfrac{13}{15}\), alors que \(P(A\cup B)=\dfrac{12}{15}\) : on ne retrouve pas le même résultat.

En effet les événements \(A\) et \(B\) ne sont pas incompatibles : les 20 élèves ayant pris les deux options sont comptés deux fois. On a bien \(P(A\cup B)=P(A)+P(B)-P(A\cap B)=\dfrac{13}{15}-\dfrac{1}{15}=\dfrac{12}{15}\).

2.2Avec un tableau

Un club sportif comporte 50 membres actifs dont 40 % de femmes. Trois activités sont proposées à ses membres : cyclisme, natation et judo. Une seule activité est pratiquée par chaque personne du club. 10 hommes et 5 femmes pratiquent le cyclisme ; 8 femmes font de la natation et 12 hommes pratiquent le judo.

  1. Quel calcul permet de déterminer le nombre de femmes dans ce club ?
  2. Compléter le tableau à double entrée suivant représentant la situation :
    Judo JNatation NCyclisme CTotal
    Homme \(H\)
    Femme \(\overline{H}\)20
    Total50
  3. On choisit un membre au hasard dans l'ensemble du club. Déterminer la probabilité des événements suivants : \(H\), \(\overline{H}\cap N\), \(J\cup H\).

1. \(40\,\%\) de 50, soit \(50\times\dfrac{40}{100}=\) 20 femmes (et donc \(50-20=30\) hommes).

2. On complète par différences : chez les hommes, \(30-12-10=8\) nageurs ; chez les femmes, \(20-8-5=7\) judokas.

Judo JNatation NCyclisme CTotal
Homme \(H\)1281030
Femme \(\overline{H}\)78520
Total19161550

3. Il y a équiprobabilité (choix au hasard parmi les 50 membres).

\(P(H)=\dfrac{30}{50}=\) \(\dfrac35=0{,}6\)

\(\overline{H}\cap N\) : « être une femme et faire de la natation », soit 8 personnes. \(P(\overline{H}\cap N)=\dfrac{8}{50}=\) \(\dfrac{4}{25}=0{,}16\)

\(J\cup H\) : « faire du judo ou être un homme ». \(P(J\cup H)=P(J)+P(H)-P(J\cap H)=\dfrac{19}{50}+\dfrac{30}{50}-\dfrac{12}{50}=\) \(\dfrac{37}{50}=0{,}74\)

On peut vérifier en comptant directement : 30 hommes + 7 femmes judokas = 37 personnes.

2.3Avec un arbre

On place trois lettres R, V et N dans un sac. On tire une première lettre qu'on écrit, on la remet dans le sac. On tire une seconde fois, on note la lettre obtenue qui est replacée dans le sac et on effectue de même un troisième tirage. On considère le mot de trois lettres ainsi formé.

  1. Réaliser un arbre représentant la situation.
  2. Calculer la probabilité que le mot soit VNR.
  3. Calculer la probabilité que le mot possède la lettre V en deuxième position.
  4. Calculer la probabilité que le mot contienne la lettre R.

1. À chaque tirage il y a 3 possibilités : l'arbre comporte \(3\times 3\times 3=27\) chemins, tous équiprobables.

1ʳᵉ lettre2ᵉ lettre3ᵉ lettreIssueRRRRRRVRRVNRRNVRRVRVRVVNRVNNRRNRVRNVNRNNVRRVRRVVRVNVRNVRVVRVVVVNVVNNRVNRVVNVNVNNNRRNRRVNRVNNRNVRNVRVNVVNNVNNRNNRVNNVNNNN

2. Un seul chemin donne le mot VNR : \(P=\dfrac{1}{27}\approx 0{,}04\).

3. La deuxième lettre est imposée, les deux autres sont libres : \(3\times 1\times 3=9\) mots conviennent. \(P=\dfrac{9}{27}=\dfrac13\)

4. On passe par l'événement contraire « le mot ne contient aucun R » : chaque lettre est alors choisie parmi V et N, ce qui donne \(2\times 2\times 2=8\) mots.

\(P(\text{contient un R})=1-\dfrac{8}{27}=\) \(\dfrac{19}{27}\approx 0{,}70\)

2.4Le digicode

Le code d'entrée d'un garage à vélo est obtenu en appuyant deux fois sur le digicode ci-dessous.

ABC
  1. Reproduire et compléter l'arbre de dénombrement.
  2. On choisit un code au hasard. Déterminer la probabilité des événements :
    • \(V\) : « Le code contient une même lettre répétée » ;
    • \(L\) : « Le code ne contient pas la lettre A ».

1. Il y a \(3\times 3=9\) codes possibles, tous équiprobables.

1ʳᵉ lettre2ᵉ lettreIssueAAAABABCACBABABBBCBCCACABCBCCC

2. \(V\) est réalisé par les codes AA, BB et CC : \(P(V)=\dfrac39=\dfrac13\).

\(L\) est réalisé par les codes formés uniquement de B et de C, soit BB, BC, CB et CC : \(P(L)=\dfrac49\).

On peut aussi raisonner par le contraire pour \(L\) : les codes contenant au moins un A sont au nombre de \(9-4=5\), d'où \(P(\overline{L})=\dfrac59\) et \(P(L)=1-\dfrac59=\dfrac49\).