Écrire l'équation de la combustion complète des espèces suivantes.
a. On équilibre le carbone, puis l'hydrogène, puis l'oxygène en dernier.
3 atomes de C ⟹ $3\,\text{CO}_2$ ; 8 atomes de H ⟹ $4\,\text{H}_2\text{O}$. Oxygène à droite : $3\times 2 + 4 = 10$ atomes, soit $5\,\text{O}_2$.
b. Même méthode pour l'octane.
8 C ⟹ $8\,\text{CO}_2$ ; 18 H ⟹ $9\,\text{H}_2\text{O}$. Oxygène à droite : $16 + 9 = 25$ atomes, soit $12{,}5\,\text{O}_2$. On multiplie tout par 2 pour obtenir des coefficients entiers :
c. Attention : le méthanol apporte lui-même un atome d'oxygène.
1 C ⟹ $1\,\text{CO}_2$ ; 4 H ⟹ $2\,\text{H}_2\text{O}$. Oxygène à droite : $2 + 2 = 4$ atomes ; le méthanol en fournit déjà 1, il en manque donc 3, soit $1{,}5\,\text{O}_2$ :
💡 L'erreur classique est d'oublier l'oxygène présent dans l'alcool lui-même.
On étudie la combustion du méthane en phase gazeuse :
a. Dénombrement, en tenant compte des coefficients stœchiométriques.
Liaisons rompues (dans les réactifs) : le méthane contient $4$ liaisons $\text{C}-\text{H}$, et il y a $2$ molécules de $\text{O}_2$, donc $2$ liaisons $\text{O}=\text{O}$.
Liaisons formées (dans les produits) : chaque $\text{CO}_2$ contient 2 liaisons $\text{C}=\text{O}$, soit $2$ au total ; chaque $\text{H}_2\text{O}$ contient 2 liaisons $\text{O}-\text{H}$, et il y en a 2, soit $4$ liaisons $\text{O}-\text{H}$.
b. Calcul du bilan.
c. Interprétation du signe.
$E_r < 0$ : l'énergie libérée par la formation des liaisons dépasse celle qu'il a fallu fournir pour les rompre. Le système cède donc de l'énergie au milieu extérieur : la réaction est exothermique.
C'est bien ce que l'on observe : une combustion dégage de la chaleur.
La combustion complète du propane libère $E_r = -2044$ kJ·mol⁻¹. Donnée : $M(\text{C}_3\text{H}_8) = 44{,}0$ g·mol⁻¹.
a. On applique $PC = \dfrac{|E_r|}{M}$, avec $M$ exprimée en kg·mol⁻¹.
b. Énergie libérée par la bouteille.
Soit environ $170$ kWh — de quoi alimenter un radiateur de 2 kW pendant plus de 80 heures.
c. Comparaison avec le dihydrogène.
Le dihydrogène libère 2,6 fois plus d'énergie par kilogramme, et sa combustion ne produit que de l'eau : aucun $\text{CO}_2$.
Mais c'est un gaz de très faible masse volumique : à volume égal, il en contient beaucoup moins. Son stockage (haute pression ou liquéfaction) reste le principal obstacle à son usage généralisé.
Pour estimer le pouvoir calorifique de l'éthanol, on brûle $m = 2{,}0$ g d'éthanol sous un récipient contenant $m_{\text{eau}} = 500$ g d'eau. La température de l'eau passe de $18{,}0$ °C à $38{,}5$ °C. Donnée : $c_{\text{eau}} = 4185$ J·kg⁻¹·K⁻¹.
a. On applique la relation calorimétrique, en unités SI.
b. Estimation du pouvoir calorifique.
c. Analyse de l'écart.
La valeur mesurée est systématiquement inférieure à la valeur tabulée, car toute l'énergie libérée n'est pas transférée à l'eau :
Toutes ces causes vont dans le même sens : c'est la signature d'une erreur systématique, non d'une erreur aléatoire.
Un automobiliste consomme $6{,}0$ L d'essence aux 100 km. On assimile l'essence à de l'octane $\text{C}_8\text{H}_{18}$, de masse volumique $\rho = 0{,}75$ kg·L⁻¹ et de masse molaire $M = 114$ g·mol⁻¹.
a. Masse puis quantité de matière.
b. On utilise les coefficients de l'équation de combustion.
Une mole d'octane produit $\dfrac{16}{2} = 8$ moles de $\text{CO}_2$ :
c. Comparaison.
C'est un peu supérieur à la moyenne européenne des véhicules neufs. On remarque surtout que 4,5 kg d'essence produisent 14 kg de $\text{CO}_2$ : la masse est multipliée par trois, car le carbone se combine à l'oxygène de l'air, bien plus lourd que lui.