Une caisse est tirée en ligne droite sur $AB = 12{,}0$ m par une force constante $\vec{F}$ de valeur $F = 150$ N, inclinée d'un angle $\alpha$ par rapport au déplacement.
a. On applique $W = F\times AB\times\cos\alpha$.
b. Interprétation.
c. Condition sur le signe.
Le travail est résistant lorsque $\cos\alpha < 0$, c'est-à-dire pour $\alpha > 90^{\circ}$ : la force s'oppose alors au déplacement.
Une voiture de masse $m = 1{,}2\times 10^{3}$ kg roule à $v_1 = 50$ km·h⁻¹, puis à $v_2 = 100$ km·h⁻¹.
a. Il faut impérativement convertir les vitesses en m·s⁻¹ (diviser par 3,6).
b. On calcule le rapport.
L'énergie cinétique dépend du carré de la vitesse : doubler la vitesse la quadruple.
c. Application du théorème de l'énergie cinétique au freinage.
Lors du freinage jusqu'à l'arrêt, $0 - E_c = -f\times d$, soit $d = \dfrac{E_c}{f}$. La force $f$ étant la même dans les deux cas, la distance de freinage est proportionnelle à l'énergie cinétique.
Elle est donc, elle aussi, multipliée par 4 : c'est exactement le message des campagnes de sécurité routière.
Un skieur de masse $m = 75$ kg (équipement compris) part sans vitesse initiale du haut d'une piste. Il descend un dénivelé $h = 25$ m en parcourant une distance $L = 120$ m. Les frottements exercent une force constante de valeur $f = 55$ N.
a. Bilan des forces : le poids, la réaction normale de la neige et les frottements.
b. Théorème de l'énergie cinétique, avec $v_A = 0$.
c. Sans frottements, seul le poids travaille.
Les frottements ont donc dissipé $6{,}60\times 10^{3}$ J, essentiellement sous forme thermique. On remarque que la masse disparaît dans ce dernier calcul.
Un pendule est constitué d'une bille de masse $m = 200$ g suspendue à un fil de longueur $\ell = 80$ cm. On l'écarte d'un angle tel que la bille se trouve à une hauteur $h = 15$ cm au-dessus de sa position la plus basse, puis on la lâche sans vitesse. Les frottements sont négligés.
a. Au départ, la bille est immobile : son énergie cinétique est nulle.
b. Sans frottement, l'énergie mécanique se conserve. Au point le plus bas, $z = 0$ donc $E_{pp} = 0$.
c. Discussion.
En écrivant directement $mgh = \frac{1}{2}mv^2$, la masse se simplifie : $v = \sqrt{2gh} = \sqrt{2\times 9{,}81\times 0{,}15} = 1{,}7$ m·s⁻¹. Le résultat ne dépend donc pas de la masse.
Il ne dépend pas non plus de la longueur du fil : seule compte la hauteur de chute $h$. La longueur du fil intervient en revanche sur la période des oscillations.
Une balle de masse $m = 60$ g est lâchée sans vitesse d'une hauteur $h_1 = 2{,}0$ m au-dessus du sol. Après rebond, elle ne remonte qu'à $h_2 = 1{,}4$ m.
a. Dans les deux cas, la balle est au repos au point le plus haut : $E_c = 0$.
b. L'énergie dissipée est la diminution d'énergie mécanique.
Il a donc été dissipé $0{,}36$ J, soit environ 30 % de l'énergie initiale.
c. Interprétation énergétique.
L'énergie mécanique n'est pas conservée : des forces non conservatives sont intervenues (déformation de la balle lors du choc, frottements de l'air).
L'énergie n'a pas disparu pour autant : elle a été convertie en énergie thermique (échauffement de la balle et du sol) et, pour une petite part, en énergie sonore — le bruit du rebond.