Une chronophotographie d'une bille en mouvement comporte des positions $M_1, M_2, \ldots$ enregistrées toutes les $\tau = 60$ ms. Sur le cliché, à l'échelle 1/10, on mesure $M_2M_4 = 7{,}2$ cm et $M_4M_6 = 12{,}0$ cm.
a. On tient d'abord compte de l'échelle : une longueur de 7,2 cm sur le cliché correspond à $7{,}2\times 10 = 72$ cm dans la réalité, soit 0,72 m.
b. Même méthode avec $M_4M_6 = 1{,}20$ m dans la réalité.
c. Comparaison des vitesses.
La valeur de la vitesse augmente ($6{,}0$ puis $10{,}0$ m·s⁻¹) : le mouvement n'est pas uniforme, il est accéléré. On peut aussi le voir directement sur la chronophotographie : les positions successives s'écartent de plus en plus.
Un mobile se déplace sur une trajectoire rectiligne. Aux instants $t_i$ et $t_{i+1}$, séparés de $\Delta t = 0{,}20$ s, ses vecteurs vitesse sont de même direction et de même sens, de valeurs $v_i = 4{,}0$ m·s⁻¹ et $v_{i+1} = 7{,}0$ m·s⁻¹.
a. On oriente un axe dans le sens du mouvement, ce qui permet de raisonner avec des valeurs algébriques.
$\Delta\vec{v}$ a donc la même direction que le mouvement, le même sens (le résultat est positif) et pour valeur $3{,}0$ m·s⁻¹.
b. On applique la relation approchée.
Cette somme des forces est dirigée comme $\Delta\vec{v}$, donc dans le sens du mouvement : elle est motrice.
c. Cas du freinage.
La valeur est la même, mais le signe est négatif : $\Delta\vec{v}$ et $\sum\vec{F}$ sont maintenant dirigés dans le sens opposé au mouvement. C'est la signature d'un freinage.
Deux chariots, de masses $m_1 = 0{,}20$ kg et $m_2 = 0{,}80$ kg, sont soumis à la même force constante de valeur $F = 2{,}0$ N pendant la même durée $\Delta t = 0{,}50$ s, en partant du repos. Les frottements sont négligés.
a. On isole $\Delta v$ dans la relation approchée.
Les chariots partant du repos, ce sont directement les vitesses atteintes.
b. Comparaison.
La masse $m_2$ est 4 fois plus grande que $m_1$, et la variation de vitesse est 4 fois plus petite : à force et durée identiques, $\Delta v$ est inversement proportionnelle à la masse.
c. Interprétation.
La masse mesure l'inertie du système, c'est-à-dire sa résistance au changement de vitesse. Plus un système est massif, plus il est difficile de le mettre en mouvement — et plus il est difficile de l'arrêter.
Une bille de masse $m = 0{,}15$ kg, attachée à un fil, décrit un cercle horizontal à vitesse constante $v = 3{,}0$ m·s⁻¹.
a. Un vecteur est caractérisé par une direction, un sens et une valeur.
La valeur est constante, mais la direction change en permanence puisque le vecteur vitesse reste tangent au cercle. Le vecteur vitesse n'est donc pas constant.
b. Construction de $\Delta\vec{v}$.
En reportant $\vec{v_i}$ et $\vec{v_{i+1}}$ (de même longueur) à partir d'une origine commune, le vecteur qui joint leurs extrémités est dirigé vers l'intérieur du cercle. Lorsque les deux instants sont très voisins, $\Delta\vec{v}$ est dirigé vers le centre du cercle et perpendiculairement à $\vec{v}$.
c. Somme des forces.
Comme $\sum\vec{F} \approx m\,\dfrac{\Delta\vec{v}}{\Delta t}$, la somme des forces a la même direction et le même sens que $\Delta\vec{v}$ : elle est donc dirigée vers le centre du cercle. C'est la tension du fil qui joue ce rôle.
💡 À retenir : une force perpendiculaire à la vitesse fait tourner le système sans modifier la valeur de sa vitesse.
Une balle de tennis de masse $m = 58$ g arrive perpendiculairement sur un mur à la vitesse $v_i = 25$ m·s⁻¹ et repart en sens inverse à $v_{i+1} = 18$ m·s⁻¹. Le contact avec le mur dure $\Delta t = 5{,}0$ ms.
a. On oriente un axe dans le sens de la vitesse de départ (après rebond) : la vitesse d'arrivée est alors négative.
⚠ Erreur fréquente : écrire $18 - 25 = -7$. Les deux vitesses étant de sens opposés, leurs valeurs algébriques sont de signes contraires.
b. On applique la relation approchée.
c. Comparaison avec le poids.
La force exercée par le mur est près de 900 fois plus grande que le poids : pendant le contact, le poids est totalement négligeable, et la somme des forces se réduit pratiquement à l'action du mur.