La Lune, de masse $m_L = 7{,}35\times 10^{22}$ kg, gravite autour de la Terre à une distance moyenne $d = 3{,}84\times 10^{8}$ m de son centre.
a. On applique la loi de gravitation universelle.
b. Principe des actions réciproques.
Les deux forces sont opposées : même direction, sens contraires et même valeur.
C'est vrai malgré l'énorme différence de masse entre les deux astres : ce sont bien les mêmes masses qui interviennent dans la formule.
c. Schéma.
Les deux vecteurs sont portés par la droite reliant les centres des deux astres, chacun appliqué au centre d'un astre et dirigé vers l'autre astre (forces attractives), avec la même longueur.
Un satellite de masse $m = 1{,}2\times 10^{3}$ kg est en orbite à l'altitude $h = 400$ km au-dessus de la surface de la Terre.
a. La distance à prendre est mesurée depuis le centre de la Terre : $d = R_T + h$.
b. La force se déduit du champ par $F = m\,\mathcal{G}$.
c. Comparaison avec le sol.
Au sol, $\mathcal{G} = 9{,}81$ N·kg⁻¹ : le champ n'a diminué que de 11 % environ. La force de gravitation reste donc quasiment identique à celle subie au sol.
L'expression « en apesanteur » est donc trompeuse : les astronautes ne flottent pas parce que la gravitation aurait disparu, mais parce qu'ils sont en chute libre permanente avec la station, qui tombe autour de la Terre.
Dans un cristal de chlorure de sodium, un ion $\text{Na}^+$ et un ion $\text{Cl}^-$ voisins sont séparés d'une distance $d = 2{,}82\times 10^{-10}$ m.
a. Chaque ion porte une charge de valeur $e$ en valeur absolue.
b. On regarde le signe des charges.
$\text{Na}^+$ porte une charge positive et $\text{Cl}^-$ une charge négative : les charges sont de signes contraires, la force est donc attractive. C'est elle qui assure la cohésion du cristal ionique.
c. Comparaison des deux interactions.
L'interaction électrostatique est plus de $10^{33}$ fois plus intense : à l'échelle atomique, la gravitation est totalement négligeable.
Entre deux plaques planes parallèles règne un champ électrostatique uniforme de valeur $E = 5{,}0\times 10^{3}$ V·m⁻¹, dirigé de la plaque positive (à gauche) vers la plaque négative (à droite).
a. On applique $\vec{F} = q\,\vec{E}$ avec $q = +e > 0$.
La charge étant positive, $\vec{F}$ a la même direction et le même sens que $\vec{E}$ : la force est horizontale, dirigée vers la plaque négative (vers la droite).
b. Pour l'électron, $q = -e < 0$.
La charge étant négative, $\vec{F}$ est de sens opposé à $\vec{E}$ : la force est dirigée vers la plaque positive (vers la gauche). Sa valeur est identique, car $|q|$ est la même :
c. On calcule le poids de l'électron.
La force électrostatique est environ $10^{14}$ fois plus grande que le poids : dans l'étude du mouvement d'une particule chargée dans un champ électrostatique, on néglige systématiquement le poids.
On observe une carte de lignes de champ électrostatique créée par deux charges ponctuelles A et B. Les lignes partent de A et arrivent sur B, et elles sont plus resserrées au voisinage de A qu'au voisinage de B.
a. Sens de parcours des lignes de champ.
Par convention, les lignes de champ électrostatique partent des charges positives et arrivent sur les charges négatives. Comme les lignes partent de A et arrivent sur B :
$q_A > 0$ (charge positive) et $q_B < 0$ (charge négative).
b. Densité des lignes.
Le champ est d'autant plus intense que les lignes de champ sont resserrées. Il est donc plus intense au voisinage de A.
c. Construction du vecteur champ en M.
Le vecteur $\vec{E}$ en M est tangent à la ligne de champ passant par M, et orienté dans le sens de parcours de cette ligne (ici de A vers B).
⚠ Une ligne de champ n'est pas une trajectoire : une charge lâchée en M ne suit pas nécessairement la ligne de champ.