On fait réagir $n_0(\text{Fe}) = 0{,}20$ mol de fer avec $n_0(\text{S}) = 0{,}30$ mol de soufre selon l'équation :
a. Tous les coefficients stœchiométriques valent 1.
| État | $x$ (mol) | $\text{Fe}$ | $+\ \text{S}$ | $\rightarrow\ \text{FeS}$ |
|---|---|---|---|---|
| Initial | $0$ | $0{,}20$ | $0{,}30$ | $0$ |
| Intermédiaire | $x$ | $0{,}20-x$ | $0{,}30-x$ | $x$ |
| Final | $x_f$ | $0{,}20-x_f$ | $0{,}30-x_f$ | $x_f$ |
b. On calcule le quotient de chaque quantité initiale par son coefficient stœchiométrique.
Le plus petit quotient est celui du fer : le fer est le réactif limitant et $x_{\max} = 0{,}20$ mol.
c. La transformation est totale, donc $x_f = x_{\max} = 0{,}20$ mol.
Il reste bien 0,10 mol de soufre en excès à l'état final.
La combustion complète du méthane s'écrit :
On introduit $n_0(\text{CH}_4) = 0{,}50$ mol de méthane et $n_0(\text{O}_2) = 0{,}80$ mol de dioxygène.
a. Attention : le coefficient du dioxygène vaut 2, il intervient dans le quotient.
Le plus petit quotient est celui du dioxygène : le dioxygène est le réactif limitant et $x_{\max} = 0{,}40$ mol.
b. Le coefficient de $\text{CO}_2$ vaut 1, donc $n(\text{CO}_2) = x_f = x_{\max}$.
c. Le mélange est stœchiométrique lorsque les deux quotients sont égaux.
Il faudrait donc introduire 0,40 mol de méthane au lieu de 0,50 mol : les deux réactifs seraient alors totalement consommés en même temps.
On verse $m = 2{,}7$ g d'aluminium en poudre dans $V = 100{,}0$ mL d'une solution d'acide chlorhydrique de concentration $c = 1{,}00$ mol·L⁻¹. Il se forme un dégagement de dihydrogène :
Donnée : $M(\text{Al}) = 27{,}0$ g·mol⁻¹.
a. Pour le solide on utilise $n = \dfrac{m}{M}$, pour la solution $n = c\times V$.
b. On divise chaque quantité par son coefficient stœchiométrique.
Le plus petit quotient est celui des ions $\text{H}^+$ : l'acide est le réactif limitant et $x_{\max} = 1{,}7\times 10^{-2}$ mol.
c. Le coefficient de $\text{H}_2$ vaut 3, donc $n(\text{H}_2) = 3\,x_f$ avec $x_f = x_{\max}$.
Il reste de l'aluminium non attaqué à l'état final : $n(\text{Al}) = 0{,}10 - 2\times 1{,}7\times 10^{-2} = 6{,}6\times 10^{-2}$ mol.
On mélange $n_0(\text{A}) = 0{,}60$ mol de A et $n_0(\text{B}) = 0{,}80$ mol de B selon l'équation $\text{A} + 2\,\text{B} \longrightarrow \text{C}$. À l'état final, on mesure $n(\text{C}) = 0{,}30$ mol.
a. On compare les deux quotients.
B est le réactif limitant et $x_{\max} = 0{,}40$ mol.
b. Dans le tableau d'avancement, $n(\text{C}) = x_f$ puisque le coefficient de C vaut 1.
Soit un taux d'avancement de 75 %.
c. On compare $x_f$ et $x_{\max}$.
Comme $x_f < x_{\max}$ (et $\tau < 1$), la transformation est non totale : le réactif limitant n'a pas été entièrement consommé.
Il reste bien 0,20 mol de B, alors que B est le réactif limitant : c'est la signature d'une transformation non totale.
La synthèse de l'ammoniac s'écrit $\text{N}_2 + 3\,\text{H}_2 \longrightarrow 2\,\text{NH}_3$.
On dispose de $n_0(\text{H}_2) = 1{,}20$ mol de dihydrogène.
a. Un mélange est stœchiométrique lorsque les quotients sont égaux.
b. Les deux réactifs disparaissent simultanément, donc $x_{\max} = 0{,}400$ mol, et le coefficient de $\text{NH}_3$ vaut 2.
c. On recalcule les deux quotients.
Les quotients sont différents : le mélange n'est plus stœchiométrique. Le plus petit quotient est celui du dihydrogène, qui est donc le réactif limitant, avec $x_{\max} = 0{,}400$ mol. Il restera $0{,}50-0{,}400 = 0{,}10$ mol de diazote en excès.